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Dépasser l'aide alimentaire pour aller vers l'accompagnement par l'alimentation

En 2014 et 2015 s’est réuni un groupe de travail spécifique sur « l’alimentation » issu de la Commission lutte contre la pauvreté et l’exclusion de l’Uniopss.

La recommandation n°35 de la première évaluation du Plan national de lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale : « Engager une réflexion structurelle sur l’organisation de l’aide alimentaire afin de garantir l’efficacité de celle-ci, notamment dans l’objectif de fluidifier les parcours sociaux » a suscité la création du groupe de travail avec l’objectif de proposer une vision associative commune.

Au départ, les points de vue étaient différents, parfois très différents, entre les associations. C’est grâce à une qualité d’écoute exceptionnelle entre elles qu’elles sont parvenues, avec l’Uniopss comme tête de réseau, à s’entendre sur un positionnement commun. Ce dernier fait l’objet d’une plaquette publiée en 2016 sous le logo ALERTE. Ce texte a en effet été adopté par les 38 associations d’ALERTE, sauf ATD Quart Monde qui a de fortes réticences sur le principe même de l’alimentation par les associations.

Au terme des échanges, un consensus inter-associatif s’est dégagé pour dire qu’il est nécessaire aujourd’hui d’aller au-delà de l’aide alimentaire. Le groupe de travail souhaite ouvrir la voie à un véritable « accompagnement par l’alimentation ».

Le groupe de travail était composé de la Fédération Française des Banques Alimentaires, du Secours Catholique, de Médecins du Monde, de la Société Saint Vincent de Paul, de l’UNAF, de la Croix Rouge Française et de l’Uniopss.

L’Uniopss tient à saluer tous les contributeurs pour leur grande ouverture à la pensée de l’autre. L’ambiance de ce groupe de travail a été exceptionnelle. Merci.


Bruno GROUES



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Réfugiés : garder un minimum d’humanité

Suite à l’évacuation d’un campement de réfugiés à Paris le 29 juin, 1 139 personnes ont été mises à l'abri à la Halle Pajol. En plus des places d'hébergement, 2 gymnases (13e et 15e arrondissements) ont été mis à disposition.

Les élus du 15e se sont interposés pour bloquer la mise à l'abri et remettre les personnes à la rue.

Face à cette attitude inhumaine, ALERTE demande la réquisition des lieux d’hébergement.

Accueillir les migrants et toutes les personnes démunies est un devoir inconditionnel qui requiert la solidarité de toutes et tous.

Dans ces affaires très délicates, sachons rester humains.

François Soulage Président du Collectif ALERTE


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Menace sur le financement et la réforme du RSA

Alors que près 1,7 million de personnes, parmi les plus pauvres, perçoivent le RSA, les associations de solidarité déplorent l’incapacité de l’Etat et des départements à trouver un compromis sur le financement de cette allocation de solidarité nationale.

Les associations rappellent que le RSA constitue pour les plus fragiles, le dernier filet de protection sociale pour les personnes qui disposent de moins de 524 euros par mois pour tenter de vivre dignement. La charge nette du financement du RSA supportée par les départements, est aujourd’hui estimée à 3,5 milliards d’euros.

De nombreux départements demandent, depuis plusieurs mois, le transfert de cette charge à l’Etat. Nous, associations de lutte contre l’exclusion, pensons que l’Etat doit se saisir rapidement de cette question car :

  • elle menace la pérennité du financement et du versement de l’allocation, notamment sur les territoires les plus touchés par la crise économique,
  • elle incite les départements à durcir les conditions de versement de l’allocation, parfois à travers des mesures illégales qui stigmatisent les bénéficiaires,
  • elle contraint les départements à se désengager des politiques d’insertion et d’accompagnement des allocataires du RSA pourtant nécessaire à l’accès aux droits et au retour à l’emploi des personnes.

Face à la gravité de la situation nous demandons au Gouvernement et à l’Association de Départements de France d’assumer leur responsabilité en trouvant rapidement un compromis permettant de garantir le caractère pérenne de cette prestation dont le financement relève de la solidarité nationale.

Nous demandons également à l’Etat et aux départements de définir une feuille de route et un calendrier de réforme du RSA, en concertation avec les associations pour simplifier l’accès à l’allocation, réduire le taux de non recours scandaleusement élevé (30 %), l’ouvrir aux moins de 25 ans et unifier les minima sociaux sur la base des préconisations du rapport de Christophe Sirugue dont nous attendons la mise en œuvre.

    Contacts presse
  • François Soulage – 06 07 64 76 66 – alerte@uniopss.asso.fr
  • Valérie Mercadal – 01 53 36 35 06 / 07 – vmercadal@uniopss.asso.fr


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Réforme des minima sociaux : des préconisations à mettre en œuvre

Prévu dans la feuille de route 2015-2017 du plan pauvreté, un groupe de travail sur l’amélioration des minima sociaux a été lancé fin 2015 sous le pilotage du député Christophe Sirugue. Celui-ci a remis hier son rapport au Premier ministre.

Le collectif ALERTE, la FNARS, le Secours catholique, Emmaüs France, Coorace, ATD Quart-Monde, l’APF et le MNCP ont participé au groupe de travail et saluent la qualité du rapport. Ces associations considèrent que celui-ci comporte des propositions capables d’apporter des éléments de réponse forts à plusieurs enjeux majeurs de l’amélioration des minima sociaux, notamment :

  • l’ouverture du RSA dès 18 ans, indispensable pour mieux répondre à la pauvreté qui touche près d’un jeune sur quatre ;
  • la simplification des démarches administratives permettant un accès plus facile aux droits dans un contexte où le non-recours est toujours évalué à 30 % en moyenne pour les différents minima sociaux ;
  • la prévisibilité des minima sociaux versés, avec un montant fixe sur une période de trois mois, comme c’est le cas pour la prime d’activité, favorisant une meilleure anticipation budgétaire des ménages.

Le rapport donne aussi toute sa place à la nécessaire revalorisation des politiques d’accompagnement des allocataires de minima sociaux. D’une part, il constate une baisse progressive des financements versés aux actions d’accompagnement socio-professionnel menées par les associations. Par conséquent, le rapport appelle à refixer des obligations de financement pour les départements, dans le cadre des travaux en cours sur la recentralisation du RSA. D’autre part, il propose la mise en place d’un référent de parcours. Celui-ci étant le garant de la coordination des acteurs pour un accompagnement social qui prenne en compte l’ensemble des attentes des personnes. La collectivité aurait ainsi la nécessité de proposer, à l’allocataire qui le souhaite, un accompagnement, celui-ci, dans le respect de la dignité des personnes, étant libre de ne pas le solliciter sans perdre le bénéfice de son allocation.

Les associations de solidarité et de défense des chômeurs appellent à une prise en compte effective et une mise en œuvre rapide de ces propositions qui contribueraient à une amélioration des conditions de vie de millions de concitoyens vivant en situation de précarité. Face à la complexité des minima sociaux, elles demandent la mise en place d’une seconde étape qui viserait à simplifier la protection sociale en rassemblant l’ensemble des minima sociaux en une couverture commune, dans l’esprit de ce que préconise le rapport dans son troisième scénario.

Contacts presse
François Soulage – Président d’ALERTE - 06 07 64 76 66 – alerte@uniopss.asso.fr
APF : Evelyne Weymann – 01 40 78 56 59 – evelyne.weymann@apf.asso.fr
ATD Quart Monde : 06 28 61 69 05 - communication@atd-quartmonde.com
COORACE : Fanny Carpentier - 01 49 23 70 78 - fanny.carpentier@coorace.org
Emmaüs France : Anne Dorsemaine - 01 46 07 25 31 - adorsemaine@emmaus-france.org
FNARS : Céline Figuière - 01 48 01 82 06 - celine.figuiere@fnars.org
MNCP : Pierre Edouard Magnan - 06 79 91 63 17 pierreedouard.magnan@gmail.com
Secours Catholique : Djamila Aribi – 06 85 32 23 39 – djamila.aribi@secours-catholique.org


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Plan de lutte contre la pauvreté : dépasser les objectifs fixés il y a trois ans

Le Conseil des Ministres, réuni le 13 avril, a entendu une communication de Marisol Touraine et Ségolène Neuville, concernant le plan national de lutte contre la pauvreté et pour l'inclusion sociale. Les deux ministres ont rappelé en particulier que ce plan engageait l'ensemble du gouvernement afin que les mesures prises puissent s'inscrire dans une lutte globale contre la pauvreté.

Le Collectif ALERTE demande que le lien soit fait clairement entre le Plan National de lutte contre la Pauvreté et les mesures annoncées ce jour dans la loi Egalité Citoyenneté, comme avec la loi El Khomri, afin que le Plan Pauvreté soit le garant de la continuité de l’action publique.
Ainsi, par exemple, il sera permis aux préfets de reprendre leur contingent aux maires quand ceux-ci refusent de l’utiliser pour loger des personnes en difficulté sociale, en particulier pour le relogement des prioritaires DALO (droit au logement opposable). Cela est une demande de longue date du CAU (Collectif des associations unies) et d’ALERTE, qui répond bien aux objectifs du Plan Pauvreté.
Il en va de même pour certaines mesures de la loi El Khomri qui reprennent ou modifient certaines mesures du Plan Pauvreté sans faire le lien entre les deux. C’est le cas, en particulier, des diverses annonces concernant la formation professionnelle, qui complètent la partie concernant les chômeurs de longue durée.

Le plan annoncé lundi pour lutter contre la précarité des jeunes contient plusieurs débuts d’avancées intéressants. L’aide financière pour la recherche d’un premier emploi, la taxation des CDD, la création d’un droit universel à la garantie locative pour tous les jeunes de moins de trente ans, vont dans le bon sens même si, pour chacune de ces mesures, ALERTE regrette les conditions et les limites des dispositifs : l’aide financière devrait être plus longue ; la garantie locative devrait à terme concerner toute la population…

Le Collectif constate un engagement important du gouvernement pour réaliser les objectifs du Plan, mais il rappelle que ces objectifs sont ceux du gouvernement et non ceux issus des travaux de la conférence qui s'est tenue à la fin de l’année 2012.
Il rappelle donc qu’à ses yeux, ces objectifs sont insuffisants pour lutter contre la grande pauvreté. En effet si, depuis 2013, la pauvreté s'est stabilisée, la grande pauvreté continue à gagner du terrain, en particulier chez les jeunes.
Il convient donc de dépasser les objectifs contenus dans le plan il y a trois ans. Il y a urgence à sortir de cette situation car la stigmatisation, par l'opinion publique, des plus pauvres qui seraient des « assistés » perdure. C'est pourquoi il faut lutter avec toujours plus de vigueur contre le non recours aux droits qui est la seule manière dans notre société de permettre à chaque personne de développer ses capacités.
C’est ce que les Présidents d’ALERTE, de la Fnars et de l’Uniopss, ainsi que la Présidente du Secours Catholique et le Délégué Général de la Fondation Abbé Pierre, ont redit à Manuel Valls qui les a reçus le 6 avril.

Malgré les annonces du Conseil des ministres, qui prouvent une volonté d'accélérer la mise en œuvre du plan, le Collectif ALERTE renouvelle ses principales propositions.
Il est indispensable de poursuivre certaines mesures telles que les aides à l’emploi et à la formation pour les personnes les plus éloignées de l’emploi, la lutte contre le décrochage scolaire, et l’élargissement du Compte personnel d’activité (CPA).
Il faut élargir la protection maladie universelle (PUMA) à toute personne présente sur notre territoire, et augmenter le plafond de la CMU-C (couverture maladie universelle complémentaire).
Le Collectif rappelle également la nécessité de construire un nombre toujours croissant de logements très sociaux.

Le Collectif estime par ailleurs que l'accès au numérique est encore insuffisant et demeure un facteur d'exclusion.
De même, la complexité de l'accès aux droits conduit à demander une plus grande automaticité pour l'obtention de ceux-ci. Le Collectif espère que les conclusions du rapport Sirugue sur les minimas sociaux sera suivi de réalisations concrètes dans le sens d’une simplification d’accès et de compréhension.

Concernant l'emploi, la généralisation de la « garantie jeune » est une mesure que nous saluons, car elle répond à une ancienne revendication.
Il faut revoir l'intégralité du dispositif d'accompagnement par les missions locales. En effet tous les jeunes doivent avoir accès à cette garantie, et plus généralement tout jeune doit avoir droit à une allocation sociale en fonction de son revenu. En cette période où le chômage ne recule pas nous souhaitons que des garanties plus précises soient fournies sur l'accès par des chômeurs de longue durée, à des formations débouchant sur l'emploi et que des mesures de soutien, et de suivi dans l'emploi, soient offertes aux entreprises afin de les inciter à ouvrir plus largement leurs portes aux personnes les plus éloignées de l'emploi.
Enfin, le plan d'action pour le travail social et le développement local, issu d'une large concertation doit être mise en œuvre plus rapidement, tant les enjeux pour les personnels et les bénévoles engagés comme pour les personnes accompagnées sont essentiels pour la cohésion sociale.

ALERTE regrette par ailleurs qu’il n’y ait pas d’annonces nouvelles sur la petite enfance, le soutien aux parents isolés et l’accès à l’école pour tous les enfants, sans distinction de leur situation administrative.

Enfin, le Collectif insiste sur la nécessité pour les collectivités territoriales de s’engager résolument dans la déclinaison des mesures qui entrent dans leur champ de compétences, afin de ne pas en retarder la mise en œuvre ou en détourner le sens.

Contacts presse
François Soulage – 06 07 64 76 66 – alerte@uniopss.asso.fr
Valérie Mercadal – 01 53 36 35 06 / 07 – vmercadal@uniopss.asso.fr


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Emploi : ALERTE vigilant

Le collectif ALERTE a noté avec satisfaction que trois de ses demandes ont été prises en compte dans les annonces faites autour de la loi El Khomri par le Premier ministre, le 14 mars.

La garantie Jeunes va devenir un droit universel, le besoin d’un abondement de 400 H pour le CPF des travailleurs les plus éloignés de l’emploi est enfin reconnu et une nouvelle possibilité de dotation du CPA sera liée à l’engagement citoyen.

Le collectif attend cependant des précisions sur la mise en œuvre de ces mesures, et leur financement. En particulier, il note que l’abondement du CPF est renvoyé à la négociation sur l’assurance chômage, ce qui signifie que la charge financière reposera sur les partenaires sociaux, ce qui n’est pas ce qui a été demandé. L’Etat doit en prendre sa part.

Enfin, ALERTE souhaite être associé aux négociations qui vont s’ouvrir sur la mise en œuvre de toutes les mesures, telle que la garantie jeunes, qui concernent directement les personnes que les associations membres du collectif rencontrent quotidiennement.

Contacts presse
François Soulage – 06 07 64 76 66 – alerte@uniopss.asso.fr
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Un plan de lutte contre la pauvreté partiellement respecté mais très insuffisant

Tandis que la pauvreté monétaire augmente, à hauteur de 8, 6 millions de personnes en 2014 (dernière année connue), soit 14,2 % de la population de la France, le plan de lutte contre la pauvreté, lancé en 2013, n’a pas permis de stopper la hausse de la pauvreté mais l’a sans doute fortement ralentie. Ce plan sert d’amortisseur social à la crise économique pour les plus fragiles.

Au total, comme les deux premières années, le plan est globalement respecté par le Gouvernement. ALERTE salue ces avancées interministérielles. Mais demeurent des insuffisances et des retards.

Le Gouvernement doit lutter plus franchement contre le non recours. Certes cela a un coût mais il est inacceptable qu’on puisse créer une mesure aussi importante que la prime d’activité en se contentant d’atteindre un bénéficiaire sur deux. Il y a là une rupture de l’égalité devant la loi, entre des personnes bien informées et celles les plus en difficulté qui ne feront pas jouer leur droit par ignorance ou manque d’accompagnement. ALERTE demande que la cible de la prime d’activité soit significativement relevée.

Les résultats en matière d’emploi, d’hébergement et de logement restent hélas, comme les deux années précédentes, un échec. C’est un échec grave, qui provoque l’éclatement de la société, avec un ascenseur social qui ne fonctionne plus et des outsiders, notamment dans les cités des quartiers de la politique de la ville, qui savent qu’ils ne seront jamais « comme les autres ». Il y a là une source de souffrance forte, qui peut hélas conduire à une société plus violente. De même l’Etat doit cesser de stigmatiser la population Rom.

ALERTE demande :
que l’Etat et les collectivités territoriales aillent beaucoup plus loin, beaucoup plus fort, en priorité pour assurer un toit et un emploi pour tous. Il faut changer d’échelle dans la lutte contre le chômage et la pauvreté, comme l’implique la notion d’état d’urgence sociale exprimée par le Président de la République. L’Etat a la responsabilité de faire de la lutte contre l’exclusion sa priorité majeure ; pour conserver la cohésion sociale aujourd’hui menacée et reconnaitre la dignité des personnes.

ALERTE demande en conclusion :
que la feuille de route garde son cap mais avec des moyens beaucoup plus importants sur les besoins prioritaires, notamment en matière d’éducation, d’emploi et de logement.

que le Gouvernement prenne conscience de l’état d’urgence de la cohésion sociale. Pour l’instant on en est loin. L’année 2015 a été très décevante en matière de lutte contre la pauvreté et l’exclusion. Il faut lui redonner un nouveau souffle.

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Conférence sociale : ALERTE obtient trois avancées

Lors de son discours de clôture de la conférence sociale du 19 octobre, qui marque un moment important pour le dialogue social dans notre pays, le Premier ministre a, parmi ses annonces, fait siennes trois propositions que le Collectif ALERTE avait auparavant présentées aux partenaires sociaux et au gouvernement.

Le Premier ministre, se référant expressément à ALERTE, a proposé que le compte personnel d’activité soit abondé pour les personnes moins qualifiées. Sur ce terrain, il invite les partenaires sociaux à engager rapidement des discussions interprofessionnelles pour définir le calendrier et la méthode de mise en place de ce compte.

La deuxième proposition d’ALERTE reprise par le Premier ministre, en citant le courrier reçu du Collectif, est l’abondement du compte personnel de formation des demandeurs d’emploi longue durée au-delà des 100 heures mobilisables aujourd’hui.

La troisième proposition retenue est la pérennisation en 2016, à l’issue de l’expérimentation qui doit être lancée, de la nouvelle prestation de « suivi dans l’emploi » mise en œuvre par Pôle emploi pour ce public.

ALERTE se félicite de ces trois avancées et continuera à travailler sur ces propositions au sein de son groupe de travail « ALERTE-Partenaires sociaux ».

Contacts presse
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N’oublions pas les autres migrants !

Les annonces gouvernementales concernant l'accueil des migrants constituent un réel progrès dans la prise en compte des situations des demandeurs du statut de réfugiés. Ceux-ci pourront dans beaucoup de cas, bénéficier d’une réelle amélioration de leur sort. Mais ces mesures ne répondent pas de manière suffisante à la demande d’accueil des personnes présentes sur notre territoire et qui n'ont pas le statut de réfugié. Les propositions qui sont faites ne permettent pas de trouver une réponse adaptée au respect de la dignité de ces personnes.

ALERTE attire l'attention des pouvoirs publics, et des représentants élus de la nation, sur les coûts humains, économiques et politiques qu'entraînent ces situations de précarité sociale auxquelles sont soumises les personnes présentes sur notre territoire et qui, issues de pays en grande difficulté, n’ont pas le statut de réfugiés, et qui, pourtant, ne sont pas expulsables.

Il est urgent de prendre des mesures concernant les formes concrètes qui permettent de respecter l'obligation d'accueil inconditionnel des personnes en détresse, comme cela est prévu dans le code de l'action sociale et dans les conventions internationales qui créent pour l'État français des obligations qui lui sont régulièrement rappelées.


Contacts presse - François Soulage – 06 07 64 76 66 – alerte@uniopss.asso.fr - Valérie Mercadal – 01 53 36 35 06 / 07 – vmercadal@uniopss.asso.fr


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Lettre ouverte au Premier ministre d'ALERTE et du CAU

Monsieur le Premier ministre,

Les 38 associations de solidarité regroupées dans le collectif ALERTE et les 34 associations actives en matière d’hébergement et de logement réunies au sein du Collectif des Associations Unies pour une nouvelle politique du logement des personnes sans-abri et mal-logées veulent vous interpeller sur leur profonde inquiétude quant à la mise œuvre du plan pauvreté dans son volet hébergement et logement, inquiétude à laquelle s’ajoute leur forte désapprobation quant aux annonces faites dans le cadre du plan Egalité et Citoyenneté.

A la veille de la date couperet du 31 mars qui signe la fin de la trêve hivernale pour les sans-abris et les ménages menacés d’expulsion, les associations de solidarité, d’hébergement et de logement, qui constatent chaque jour que l’état du mal logement et du sans-abrisme s’aggrave dangereusement dans le pays, sont inquiètes.

Comment comprendre que le constat porté par tous, y compris François Chérèque dans son rapport, de la faiblesse du volet hébergement-logement du plan de lutte contre la pauvreté, n’amène aucune dynamique réellement nouvelle malgré l’urgence des difficultés à traiter ? Aucune annonce nouvelle de votre part le 3 mars dernier mis à part le plan de réduction des nuitées hôtelières, pas d’avancées significatives sur la fin de la gestion hivernale alors que le 115 croule sous les demandes non satisfaites, non-application des circulaires et instructions ministérielles, une production des logements locatifs sociaux très loin des objectifs fixés initialement, des renoncements sur les mesures de prévention de l’exclusion comme la garantie universelle des loyers…Tous les indicateurs sont au rouge et indiquent que le gouvernement n’a toujours pas pris la mesure de la crise liée à la pénurie de logements accessibles aux plus modestes et à la saturation de l’hébergement sur les territoires.

Les annonces récentes faites dans le cadre du plan Egalité et Citoyenneté sur les personnes reconnues prioritaires DALO et les ménages qui sont sous le seuil de pauvreté vont aggraver la situation de ces personnes en leur fermant les portes de l’offre de logements accessibles et en les stigmatisant. Pour les deux collectifs en effet, empêcher les relogements de ces ménages dans les quartiers prioritaires de la politique de la Ville se retournera immédiatement contre les personnes les plus pauvres en leur imposant des délais supplémentaires puisque ce sont majoritairement dans ces quartiers que se trouvent les logements financièrement accessibles.

Sachant que les solutions alternatives n’existent pas encore, faute d’une programmation ambitieuse de logements très sociaux dans les quartiers plus favorisés que nous demandons pourtant depuis plusieurs années. Dans ce contexte, prévoir dès maintenant l’arrêt de la construction de logements locatifs sociaux là où il y en a déjà plus de 50 %, revient à se priver de manière dangereuse et prématurée de solutions sans garantie d’alternatives.

Pourtant, les solutions existent, et les associations de solidarité, d’hébergement et de logement vous redemandent instamment leur mise en œuvre au plus vite. Nous vous demandons en priorité un engagement ferme sur la non remise à la rue au printemps des personnes hébergées cet hiver, l’arrêt immédiat des expulsions locatives sans relogement et la mise en œuvre effective d’un droit à l’accompagnement global à inscrire dans le code de l’action sociale et de la famille. Une loi de programmation du logement social et très social, d’hébergements pérennes, et de mobilisation du parc privé à vocation sociale est également indispensable pour préparer l’avenir et changer la donne de manière structurelle.

Monsieur le Premier ministre, les droits au logement et à l’accueil inconditionnel, quelle que soit la situation administrative des personnes, doivent être respectés en mobilisant dès aujourd’hui les Préfets, collectivités territoriales, bailleurs et associations pour trouver des alternatives sur les territoires.

Compte-tenu de la gravité de la situation, les deux collectifs souhaitent vous rencontrer dans les meilleurs délais pour voir avec vous et les ministres concernés comment dépasser ces difficultés très préoccupantes et apporter des réponses concrètes aux ménages les plus fragiles.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Premier ministre, en notre très haute considération.


Contacts presse :
FNARS : Céline Figuière : 06 16 85 95 09
Fondation Abbé Pierre : Mighelina Santonastaso : 01 55 56 37 45 / 06 23 25 93 79
UNIOPSS : Valérie Mercadal : 01 53 36 35 06



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Plan pauvreté
le Collectif ALERTE rencontre le Premier ministre

Manuel Valls a reçu, à sa demande, une délégation du Collectif ALERTE, animé par l'Uniopss, le 19 février 2015 à Matignon, dans le cadre du suivi de la mise en œuvre du Plan de lutte contre la pauvreté. Douze représentants de l'Etat étaient présents, parmi lesquels les ministres Marisol Touraine, François Rebsamen, Ségolène Neuville, Sylvia Pinel, ainsi que l’inspecteur général des Affaires sociales François Chérèque.

Le Collectif ALERTE, par la voix de son président, François Soulage, a présenté ses propositions pour la deuxième phase du Plan de lutte contre la pauvreté. Les représentants d'ALERTE ont notamment défendu l'importance de donner au plan une vraie dimension territoriale, de créer une prime d'activité inspirée du rapport « Sirugue », de voter une loi de programmation de création de logements sociaux et très sociaux, ainsi que d'étendre la garantie universelle des loyers à tous. Ils ont par ailleurs rappelé l'importance d'obtenir un accord national interprofessionnel (ANI) en matière de chômage de longue durée, ainsi que la création d'un droit à l'accompagnement.

Suite à cette concertation, le Premier ministre doit annoncer début mars ses décisions et arbitrages concernant la deuxième phase du Plan.


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Chômeurs de longue durée
ALERTE demande un réel engagement des partenaires sociaux

Lors de la conférence sociale, le Président de la République et le Premier ministre avaient repris la demande majeure du Collectif ALERTE d'un plan de lutte contre le chômage de longue durée. Ils avaient compris que seule la mobilisation des entreprises, aux côtés des associations d'insertion par l'activité économique notamment, et du handicap, permettrait de trouver des solutions. Faute de volonté des partenaires sociaux, le plan ne répond finalement pas à ce jour à cet enjeu et risque de s'en trouver freiné. ALERTE demande l'engagement des entreprises et des syndicats dans un Accord National Interprofessionnel.

L'abondement du compte personnel de formation devrait être proportionnel au degré d'éloignement de l'emploi. Le volume d'heures doit être précisé. En plus des fonds gérés par les partenaires sociaux, ALERTE demande que des abondements soient apportés par d'autres partenaires.

L'immersion en entreprise (mise en situation en milieu professionnel) souffre toujours d'un manque d'engagement des branches. Les entreprises doivent s'impliquer et il faut associer les syndicats de salariés à la réalisation de ces mises en situation en milieu professionnel. En effet, l'impact ne sera massif que si les entreprises connaissent ce dispositif et l'utilisent.

Les contrats de professionnalisation sont prévus pour les seniors et les chômeurs de longue durée les plus éloignés de l'emploi. ALERTE demande que soient précisés rapidement les critères qui vont permettre d'accéder à ces contrats.
Bien que le contrat « nouvelle chance » ait une durée plus longue, sa mise en oeuvre risque d'être problématique, faute d'un engagement clair des entreprises et des branches.

La « médiation active » est une mesure intéressante car elle permet de proposer à un employeur de l'aider à intégrer une personne en insertion, ce qui va le sécuriser et l'inciter à prendre le pari du recrutement. Mais cela implique des relations de confiance entre entreprises, personnes et accompagnateurs, et l'appui des syndicats patronaux comme salariés.
Afin d'éviter les ruptures dans l'accompagnement, il faut permettre aux structures d'insertion par l'activité économique (SIAE) ou du handicap qui accompagnent un demandeur d'emploi de longue durée de poursuivre elles-mêmes l'accompagnement dans l'entreprise ordinaire. D'autre part, pour éviter les dérives des opérateurs privés de placement, il convient que l'appel d'offre permette à des structures locales associatives de répondre.

Plus généralement, ALERTE salue la prise en compte de la nécessité de lever les freins sociaux à l'emploi et sera attentif à son effectivité dans le cadre de la deuxième phase du plan de lutte contre la pauvreté.

La lutte contre le chômage de longue durée doit être beaucoup plus large. Elle doit mobiliser l'ensemble des acteurs, notamment les collectivités locales.


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Après deux ans de plan pluriannuel interministériel de lutte contre la pauvreté
il est urgent de booster le plan et de le territorialiser !

Si le plan de lutte contre la pauvreté est toujours sur les rails, l’impulsion interministérielle qui a marqué la première année et la dynamisation de l’ensemble par Matignon semblent avoir fléchi. Par ailleurs, la mise en œuvre du plan n’a pas pu empêcher l’aggravation de la pauvreté. C’est pourquoi le Collectif ALERTE, à l’origine du plan dès 2012, présente 67 propositions pour impulser une nouvelle phase.

Le Plan pauvreté a sans doute permis d’amortir un peu le choc de la crise économique pour les plus fragiles. Pour autant, les pauvres sont de plus en plus pauvres et éloignés du seuil de pauvreté (987 €).

Ressources

ALERTE salue le respect par le gouvernement de ses engagements concernant la revalorisation du RSA socle. Le Collectif soutient l’idée d’une fusion du RSA activité avec la prime pour l’emploi mais demande qu’il n’y ait pas de perdants parmi les personnes sous le seuil de pauvreté.Concernant la garantie jeunes, ALERTE demande que des moyens soient donnés aux missions locales pour pouvoir « aller vers » les jeunes les plus en difficulté.

Accès aux soins

Le Collectif souligne positivement les revalorisations de la CMUC et de l’Aide à la Complémentaire Santé (ACS), mais le taux d’utilisation de l’ACS (moins de 50 %) est insuffisant et les contrats offrent des garanties trop limitées. ALERTE demande que le seuil de la CMUC soit porté au niveau des minima sociaux (AAH et ASPA). Les mesures pour la prévention du renoncement aux soins pour raisons financières sont trop limitées (encadrement de certains tarifs), voire inexistantes (limitation des dépassements d’honoraires).Il faut instaurer le tiers payant généralisé. La lutte contre les refus de soins est trop timide.

Etats généraux du travail social

ALERTE demande qu’au terme des Etats Généraux, les travailleurs sociaux soient désormais associés à l’élaboration, au suivi et à l’évaluation des politiques de lutte contre l’exclusion, aux niveaux national et local, comme cela commence à être le cas pour les personnes en situation de pauvreté.

Personnes étrangères

Trop de mineurs isolés étrangers se retrouvent à la rue sans prise en charge. La stigmatisation de populations est revenue dans le discours gouvernemental au sujet des Roms et la circulaire d’août 2012 est très mal appliquée ; la répression prend trop fréquemment le pas sur la prévention. L’expulsion des bidonvilles se fait souvent, aujourd’hui, sans respect des Droits de l’Homme. ALERTE dénonce cet état de fait et en appelle au retour au principe de non-discrimination prévu dans le plan.

Enfance

Les associations s’inquiètent des statistiques provisoires indiquant que les créations nettes de solutions d’accueil de jeunes enfants n’ont pas atteint les objectifs quantitatifs fixés pour 2013.

Hébergement et logement

La situation est très préoccupante et les progrès tardent à venir. Quatre graves dangers se font jour : une forte baisse des aides à la pierre qui vient compromettre la production de logements à bas coûts de loyer ; la remise en cause de l’APL, pourtant indispensable pour l’accès et le maintien dans le logement ; le non-respect par l’Etat de ses obligations concernant le DALO en Ile-de-France (54 000 personnes laissées sans solution) et les gens du voyage ; enfin le non-respect du droit à l’accueil inconditionnel (doublement en un an des personnes laissées sans solution après appel au 115 !) : il est urgent de mettre enfin réellement un terme à la gestion saisonnière de l’hébergement. ALERTE demande que la « garantie universelle des loyers » soit réellement universelle et que l’encadrement des loyers soit étendu aux zones tendues.

Emploi

ALERTE en appelle à un Accord National Interprofessionnel sur les chômeurs de longue durée et à une prise en compte beaucoup plus forte de leurs besoins en formation par un abondement du Compte Personnel de Formation.

Gouvernance

Le plan souffre de ne pas avoir de déclinaisons territoriales. La circulaire du 16 juillet 2014 va dans le bon sens. Le plan sera sauvé par sa territorialisation ou échouera. ALERTE recommande qu’une « structure projet » souple soit mise en place au niveau national pour aider et soutenir les initiatives locales de territorialisation, et que le lien soit fait avec la démarche AGILLE.


Au total, le plan, deux ans après, est un progrès mais ne permettra pas de mettre un terme à l’intensification de la pauvreté. Il faut frapper plus fort. Les 67 propositions du Collectif ALERTE constituent l’esquisse d’une deuxième phase du plan de lutte contre la pauvreté que les associations jugent aujourd’hui indispensable.

ALERTE appelle le Président de la République et le Premier ministre à un sursaut pour déclarer la guerre à la pauvreté, lit de toutes les dérives, et à mobiliser la population de la France pour donner sens à un projet de société.


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Droit d’asile
Des avancées, et des reculs inquiétants

Le projet de loi relatif au droit d’asile, qui va être examiné par l’Assemblée nationale à partir d’aujourd’hui, contient des mesures qui entendent réformer en profondeur la procédure d’asile. Certaines constituent des avancées que le Collectif ALERTE salue, tout en soulignant un manque de moyens associés. D’autres renforcent le contrôle des demandeurs d’asile au détriment de leur protection.

ALERTE apporte son soutien aux positions exprimées par plusieurs de ses adhérents : la Cimade, le Secours Catholique, l’Assfam, le CLARA, l’Amicale du Nid et Emmaüs France.

L’accueil des demandeurs d’asile

Le projet de loi prévoit un guichet unique d’accueil, d’information et d’orientation des demandeurs d’asile par l’OFII, établissement public sous tutelle du ministère de l’Intérieur, après enregistrement de la demande par la préfecture. Quel sera, dans ce contexte, le rôle des plateformes d’accueil des demandeurs d’asile (gérées par l’OFII ou par des associations) qui effectuaient jusqu’à présent une partie de ces missions ? Si les associations étaient totalement écartées du premier accueil, on pourrait craindre que des considérations liées à la gestion des flux migratoires puissent prendre le pas sur les besoins de protection des personnes.De plus, pendant l’examen de la demande d’asile, les demandeurs ne seraient plus autorisés à séjourner en France mais seulement à s’y maintenir. Le choix de délivrer une attestation et non plus un titre de séjour pourrait aussi avoir des incidences sur la liberté de circulation des demandeurs d’asile sur l’ensemble du territoire.

La réduction des délais

Le projet de loi prévoit la réduction des délais d’enregistrement et d’examen de la demande d’asile, l’objectif étant de parvenir à une décision définitive dans un délai de neuf mois dans le droit commun et de trois mois pour les « procédures accélérées ». Ceci suppose un renforcement important des moyens des préfectures, de l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides (OFPRA) et de la Cour nationale du droit d’asile (CNDA).

La multiplication des procédures accélérées

Le projet de loi multiplie les possibilités pour l’OFPRA, le plus souvent sur le « constat » de la préfecture, de décider qu’un dossier sera examiné en procédure accélérée sur la base d’un certain nombre de critères. De ce fait, le demandeur disposera de moins de garanties qu’une personne placée en procédure normale : délais plus courts pour le dépôt de la demande, de même que pour l’examen du dossier par l’officier de protection. Surtout, les recours devant la CNDA contre les décisions de refus de l’OFPRA seront examinés par un juge unique et non plus par une formation collégiale. Ces inégalités de traitement ne se justifient en rien.

L’entretien à l’OFPRA

Le projet de loi transpose une directive européenne en prévoyant un entretien systématique à l’OFPRA avec la présence d’un tiers, avocat ou association. Ces mesures constituent une avancée importante. Cependant le mandat de la tierce personne doit être précisé, ainsi que les modalités de mise en œuvre et les moyens financiers associés à ce dispositif.

Le recours devant la Cour nationale du droit d’asile

Le projet de loi prévoit un recours suspensif devant la CNDA pour presque tous les demandeurs d’asile, en application d’une directive européenne. Ce progrès est contrebalancé, pour les personnes placées en procédure accélérée ou dont la demande est considérée comme irrecevable, par un délai d’examen du recours plus court par un juge unique. Concernant les personnes placées en procédure Dublin, le délai de recours est de sept jours seulement, et le dossier examiné là encore par un juge unique dans un délai de quinze jours.

L’hébergement directif

Le projet de loi prévoit un dispositif d’hébergement directif dans lequel le demandeur d’asile sera obligé d’accepter une place en centre d’accueil pour demandeur d’asile (CADA) n’importe où en France. Si cette mesure vise à une meilleure répartition des demandeurs d’asile sur l’ensemble du territoire, le refus d’accepter l’offre d’hébergement ou le fait de quitter le lieu d’hébergement sans autorisation du préfet ont des conséquences tout à fait disproportionnées. L’intéressé pourra en effet non seulement perdre le bénéfice de l’hébergement mais voir l’instruction de sa demande d’asile close par l’OFPRA.

Des moyens insuffisants

Le projet de loi a des ambitions importantes : réduire les délais, héberger et verser une allocation financière à tous les demandeurs d’asile, leur proposer un entretien systématique à l’OFPRA et leur permettre de bénéficier de la présence d’un tiers. Mais ce nouveau système ne pourra voir le jour qu’avec des moyens supplémentaires. Ils sont pour l’instant, pour ALERTE, insuffisants par rapport aux ambitions du gouvernement, ambitions qui ne sont elles-mêmes pas la hauteur des enjeux de désengorgement d’un dispositif aujourd’hui totalement saturé.


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Fusion RSA-PPE
communiqué du Collectif ALERTE

ALERTE se félicite de la décision du Conseil des Ministres d’hier de fusionner le RSA et la PPE. C’était absolument indispensable et le collectif ALERTE avait déjà exprimé son soutien au dispositif proposé par le rapport. Le Gouvernement tient là un engagement pris dans le plan de lutte contre la pauvreté.

Cette réforme, telle qu’elle est annoncée, semble très proche des recommandations du rapport SIRUGUE, ce qui est positif. Hélas, cette réforme est prévue à budget constant, ce qui est incompatible avec une amélioration réelle de la situation actuelle.

En effet, la raison principale qui justifie cette réforme est l’échec du dispositif RSA activité à atteindre sa cible : seuls 32 % des ayants droit le demandaient, en raison notamment de la complexité du système.

La fusion du RSA activité avec la PPE dans une « prime d’activité » beaucoup plus simple permet d’espérer une forte amélioration du taux de recours à cette prestation. Mais, très vite, cette amélioration risque de se heurter aux moyens prévus qui sont constants. On ne peut pas réformer l’accès aux droits à budget constant. De plus, cette nouvelle prestation sera très heureusement ouverte dès 18 ans, ce qui augmentera encore le nombre des recours à cette prime.

ALERTE soutient donc le projet, sous réserve d’en connaître davantage les détails, mais demande que des moyens suffisants soient prévus pour permettre un bon accès à la prestation et pour éviter qu’il y ait des perdants par rapport au système actuel parmi les personnes sous le seuil de pauvreté, notamment les familles monoparentales.


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Chômeurs de longue durée
ALERTE ouvre le chantier avec les partenaires sociaux

Le groupe ALERTE-Partenaires sociaux s’est réuni le 8 septembre 2014 pour tirer les enseignements de la conférence sociale de juillet et plus particulièrement la demande exprimée par ALERTE de la négociation par les partenaires sociaux d’un accord national interprofessionnel sur le chômage de longue durée (CLD).

A l’issue de cette réunion, l’Uniopss a proposé un texte de déclaration commune ALERTE-Partenaires sociaux reprenant les conclusions de la réunion : accord de principe pour ouvrir des discussions sur le CLD, pouvant ensuite déboucher de diverses manières : négociation d’un accord par les partenaires sociaux, délibération, discussions multipartites…

Hélas le MEDEF et la CGT n’ont pas pu signer cette déclaration, ce qui nous a conduits, dans l’urgence, à donner le 8 septembre au soir à cette déclaration la seule signature d’ALERTE. Il était en effet urgent que cette déclaration soit remise aux partenaires sociaux, qui négociaient entre eux leur « agenda social » le lendemain (9 septembre 2014).


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Conférence Sociale
La réaction du collectif ALERTE

Le collectif ALERTE est satisfait que le chef de l’État, ait repris l’idée du collectif ALERTE à son compte : à savoir la conclusion d’un Accord National Interprofessionnel sur le chômage de longue durée.

Le collectif ALERTE propose de baser cet ANI sur les 3 objectifs suivants :

  • Favoriser le retour à l’emploi (accès à la formation professionnelle pour les chômeurs de longue durée, accès à l’apprentissage quel que soit l’âge, réserver les CIE aux plus éloignés de l’emploi y compris les personnes handicapées, favoriser les structures d’insertion dans l’emploi…)
  • Prendre des moyens spécifiques pour les jeunes (extension de l’apprentissage et de la garantie jeune)
  • Soutenir les démarches de création d’emplois notamment dans l’économie sociale et solidaire.

Le collectif ALERTE espère être associé à la rédaction du document qui sera préparé par le ministre du Travail pour favoriser l’embauche des chômeurs de longue durée.

contacts presse
François Soulage – 06 07 64 76 66 – soulage.francois@wanadoo.fr
Valérie Mercadal – 01 53 36 35 06 / 07 – vmercadal@uniopss.asso.fr

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François Soulage
nouveau Président d’ALERTE

Le Conseil d’administration de l’Uniopss a nommé le 14 mai dernier François Soulage Président de la Commission lutte contre la pauvreté de l’Uniopss, commission qui communique vers les média sous le nom de Collectif ALERTE.

Il prend la suite de Dominique Balmary, Président de l’Uniopss, qui a présidé ALERTE de mai 2012 à mai 2014.

Né en 1943, François Soulage est Docteur d’Etat en Sciences Economiques et diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris, ancien enseignant à l’Université de Paris X puis à HEC. Il a créé puis dirigé l’Institut de Développement de l’Economie Sociale.

Chevalier de l’Ordre national du Mérite et Chevalier de la Légion d’Honneur, il a été Président du Comité Chrétien de Solidarité avec les Chômeurs (CCSC) de 1997 à 2008 et est depuis février 2008 Président du Secours Catholique.

François Soulage est nommé Président de la Commission lutte contre la pauvreté de l’Uniopss et Président d’ALERTE au titre de personne qualifiée. En tant que Président d’une Commission, il devient membre du Conseil d’administration de l’Uniopss avec voix consultative.

contacts presse
Bruno Grouès – 01 53 36 35 09 – bgroues@uniopss.asso.fr
Valérie Mercadal – 01 53 36 35 06 / 07 – vmercadal@uniopss.asso.fr

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Rencontre avec le Premier ministre : les associations dénoncent un manque d'ambition politique

Suite à leur rencontre avec Manuel Valls, les associations prennent acte de l'engagement de respecter le rythme de mise en œuvre du plan pluri-annuel de lutte contre la pauvreté. Elles demeurent toutefois très inquiètes sur certains sujets et demandent une table ronde sur l'emploi des chômeurs de longue durée et des personnes précaires lors de la Conférence sociale de juillet.

Une délégation du collectif Alerte composée d'ATD-Quart-Monde, Coorace, Croix- rouge Française, Emmaüs France, Fondation Abbé Pierre, Fnars, Médecins du Monde, Secours Catholique, Uniopss a été reçue ce matin par le Premier ministre. Les associations ont noté avec satisfaction l'engagement du Premier ministre d'appliquer l'intégralité du plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté, et de respecter le rythme prévu de sa mise en œuvre.

Néanmoins nous constatons d'ores et déjà trois retards importants : • la garantie jeune qui monte en charge trop lentement • la fusion du RSA et de la PPE (prime pour l'emploi) qui n’est pas encore intervenue alors qu’elle devrait apporter un meilleur soutien financier aux travailleurs pauvres. • l'insuffisance criante des places d'hébergement et de construction de logements sociaux qui ne suit pas les prévisions annoncées. Alerte demande une loi de programmation de logements sociaux et très sociaux.

Après cet entretien, nous restons très inquiets sur deux sujets majeurs : • le projet de loi asile qui organise une suspicion généralisée à l'égard des demandeurs d'asile et place l'hébergement et l'action sociale de leur accueil sous le contrôle exclusif du ministère de l'intérieur et des forces de police. • le gel de l'APL qui va toucher plus de 6 millions de foyers.

Nous avons attiré l'attention du Premier ministre sur le problème de l'accès à l'emploi des chômeurs de longue durée et des personnes en précarité. Nous demandons que soit organisée lors de la conférence sociale de juillet une table ronde sur ce sujet pour déboucher sur la négociation par les partenaires sociaux d’un accord national interprofessionnel, compte tenu de la gravité de la situation. En première ligne aux côtés de ces populations, nous souhaitons être représentés à la conférence sociale et faire valoir nos propositions en matière d'accès à la formation, de soutien à la création d'emploi et d'intégration des demandeurs d'emploi de longue durée dans les entreprises.


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ALERTE rappelle que la solidarité annoncée avec le Pacte de solidarité doit commencer par les plus pauvres

Restées imprécises jusqu’à présent, les mesures d’économies du gouvernement ont été dévoilées hier à l’issue du Conseil des ministres. Malgré nos alertes au Président de la République et au Premier ministre, la mise en place du Pacte de responsabilité et la réduction du déficit public se feront bien au détriment des plus pauvres de notre pays, le gouvernement prévoyant d’économiser 11 milliards d'euros sur les prestations sociales.

Pour ALERTE, l’annonce du gel des prestations sociales et de la revalorisation du RSA jusqu’en octobre 2015 est non seulement un message désespérant pour les plus fragiles, à qui l’on demande de participer à l’effort collectif au-delà de leurs capacités, mais un choix politique injuste et irresponsable face à l’augmentation de la pauvreté dans le pays.

Le plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale proposé par ALERTE en 2012 et adopté par l’Etat en janvier 2013, prévoyait de nombreuses mesures et notamment une revalorisation progressive du RSA de 10 % jusqu’en 2017. La suspension de cette mesure provoque la colère des associations de solidarité qui n’acceptent pas que les 2 millions d’allocataires et leurs foyers, qui survivent avec moins de 500 €/mois (pour une personne seule) soient les premiers sacrifiés de ce programme d’économie.

Autre injustice, le gel de l’APL, qui va toucher plus de 6 millions de bénéficiaires, majoritairement des personnes à bas revenu ou qui vivent sous le seuil de pauvreté, ne fera qu’aggraver la crise du logement et les impayés de loyer.

Les associations de lutte contre l’exclusion refusent que les plus fragiles soient une variable d’ajustement, servant la mise en place d’un Pacte de responsabilité qui ignore, faute de contreparties en matière de créations d'emplois accessibles aux précaires, la situation sociale des 9 millions de Français qui vivent sous le seuil de pauvreté.

Peut-on faire des économies sur le dos de ceux qui n'ont déjà rien ? Les associations s’y opposent fermement et demandent aux représentants de la Nation de ne pas voter ce volet du plan d'économies, qui sacrifierait durablement nos concitoyens les plus fragiles. Comment espérer retrouver un emploi et sa place dans la société quand on ne peut plus se vêtir, se loger, s'alimenter ou encore se soigner ?



 

 

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Politique du nouveau Gouvernement : Et les pauvres ?

L’engagement du Gouvernement pour créer des emplois durables, but du pacte de responsabilité, est une bonne chose. Mais les associations nationales de solidarité réunies dans le Collectif ALERTE sont très inquiètes après le discours de politique générale du Premier ministre. En effet, ce dernier n’a fait aucune mention du plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté qui était pourtant un engagement fort du Chef de l’Etat et qui concerne plus de 8 millions de nos concitoyens. Cela voudrait-il dire que la lutte contre l’exclusion n’est plus une priorité de ce gouvernement ?


Retrouvez le communiqué de presse

 

 

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Pacte de responsabilité et respect du plan de lutte contre la pauvreté
interventions auprès du Chef de l'Etat !

Le 6 mars 2014, 21 personnalités, dont Dominique Balmary, Président de l’Uniopss, ont adressé au Chef de l’Etat un courrier lui demandant que le Pacte de responsabilité annoncé par le Gouvernement prenne en compte en compte les plus pauvres et les chômeurs de longue durée (cf. ci-joint le Manifeste pour un pacte de responsabilité sociale et citoyenne).

Puis le 26 mars, les 38 associations et fédérations nationales membres d’ALERTE ont écrit au Président de la République pour que la recherche de 50 milliards d’économie par l’Etat ne vienne pas impacter les mesures prévues par le plan de lutte contre la pauvreté, notamment la revalorisation du socle et la réforme du RSA activité. (cf. ci-joint la lettre d’ALERTE à François Hollande)

Reçues à Matignon le 28 mars, les associations n’ont pas été rassurées sur ce point. Elles sont donc très vigilantes, à l’heure où le nouveau Gouvernement va reprendre les dossiers.


La lettre d'ALERTE à François Hollande

 

 

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Plan pluriannuel interministériel de lutte contre la pauvreté
Un an après, le plan est globalement sur les rails mais il faut améliorer la gouvernance territoriale et être plus ambitieux !

Dans le cadre de la remise du rapport de François Chérèque au Premier ministre Jean-Marc Ayrault, prévue le 23 janvier prochain, les 38 associations et fédérations nationales de lutte contre la pauvreté regroupées au sein du Collectif ALERTE dressent un bilan de la première année de mise en œuvre du plan pluriannuel interministériel dont elles avaient été à l’initiative.


Communiqué de presse ALERTE
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Télécharger le bilan ALERTE

 

 

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Ne touchez pas aux retraité(e)s pauvres !

Les grandes lignes du projet de réforme des retraites présenté par le Premier ministre le 27 août dernier comportent une disposition financière que le collectif ALERTE ne peut accepter. En effet, le projet prévoit un gel de la revalorisation des pensions pendant six mois (report du mois d’avril au mois d’octobre), ce qui permet une économie de 600 millions d’euros en 2014 et de 1,4 milliard en 2020. Pour le collectif ALERTE, cette mesure, qui engendrerait une perte de pouvoir d’achat des pensions de 0,6 %, ne doit en aucun cas toucher les plus petites retraites : les plus faibles doivent être protégés de la crise. Certes, Madame Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, a annoncé que ce gel ne concernerait pas les retraité(e)s qui touchent le minimum vieillesse (ASPA, égal à 787 euros), soit 600 000 personnes, mais cela est nettement insuffisant. Pour ALERTE, doivent être exonérées du gel au moins toutes les personnes qui ont des retraites inférieures au seuil de pauvreté (970 euros). Il s’agit de 1,6 million de retraités, sur un total de 15 millions. Il ne serait pas acceptable que la réforme des retraites, que le gouvernement a présenté comme juste, vienne baisser les pensions des retraité(e)s pauvres.


Communiqué de presse ALERTE
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RSA activité et PPE
redonner aux pauvres ce qui leur est dû !

Le plan pluriannuel interministériel de lutte contre la pauvreté, dont le collectif ALERTE est à l’origine, a prévu une réforme des deux dispositifs de soutien financier aux revenus d’activité des travailleurs modestes, dans le sens d’une éventuelle fusion : le RSA activité et la prime pour l’emploi (PPE). En effet, le RSA activité connaît un taux de non recours de plus de deux tiers (68 %), ce qui l’empêche d’atteindre sa cible, et la PPE, faute de revalorisation, a perdu son efficacité. ALERTE soutient cette proposition du plan. Mais le Gouvernement fait fausse route en demandant au groupe de travail qui prépare la réforme de le faire « à euros constants ». En effet, du fait du non recours massif au RSA activité, c’est chaque année environ 1 milliard d’euros qui ne sont pas dépensés par le Fonds national des solidarités actives et sont donc supprimés dans les lois de finances. On ne peut pas faire une réforme pour lutter contre le non recours en profitant financièrement de celui-ci. Les associations nationales de solidarité regroupées dans le Collectif ALERTE demandent donc au Premier Ministre de réintégrer dans la base de calcul de la réforme à venir la totalité des crédits prévus et dus aux travailleurs pauvres ou modestes.


Communiqué de presse ALERTE
Notre lettre au Premier Ministre
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Lettre du collectif ALERTE au Premier Ministre
pour le CILE du 21 janvier 2013

Les associations nationales de lutte contre la pauvreté réunies dans le Collectif ALERTE animé par l’Uniopss adressent ce jour au Premier Ministre une lettre lui faisant part de leurs réactions sur la Conférence nationale de lutte contre la pauvreté des 10 et 11 décembre 2012 et de leurs demandes pour le contenu du Plan qui sortira du Comité Interministériel de Lutte contre l’Exclusion (CILE) qui se tiendra le 21 janvier 2013. Elles demandent notamment que le plan quinquennal interministériel soit traduit dans une loi de programmation sur cinq ans.


Communiqué de presse ALERTE du 16 janvier 2013
Lettre adressée au Premier Ministre pour le CILE du 21 janvier 2013

 

 

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Conférence nationale de lutte contre la pauvreté et l’exclusion
ALERTE obtient un plan quinquennal de lutte contre la pauvreté

Le 11 avril 2012, le collectif ALERTE avait rencontré le candidat François Hollande (comme il avait rencontré les autres candidats ou leurs porte-parole). ALERTE avait regretté que les mots « pauvreté » et « exclusion » n’existent pas dans les 60 propositions de François Hollande. Ce dernier avait alors accepté d’ajouter une 61ème proposition que lui proposait ALERTE : organiser une conférence nationale de lutte contre la pauvreté préparant un plan quinquennal interministériel de lutte contre la pauvreté.

Le nouveau Chef de l’Etat a tenu promesse en organisant les 10 et 11 décembre 2012 la conférence nationale de lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale au Conseil Economique, Social et Environnemental (comme le furent la Conférence Sociale et la Conférence environnementale).

Au terme de cette conférence, le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault, a annoncé les grandes lignes d’un plan quinquennal interministériel.

Il a annoncé que le Gouvernement consacrerait, pour ce plan qui concerne 11 ministères, entre 2 et 2,5 milliards d’euros supplémentaires sur 5 ans pour combattre la pauvreté. Juste après les annonces du Premier Ministre, le collectif ALERTE a tenu un point presse au CESE pour donner une réaction à chaud.

Sont intervenus 6 porte-parole : Dominique Balmary : Président de l’Uniopss et d’ALERTE, Louis Gallois : Président de la Fnars, Christophe Robert : Délégué Général adjoint de la Fondation Abbé Pierre, Bernard Thibaud : Secrétaire Général du Secours Catholique et Pierre-Yves Madignier : Président d’ATD Quart-Monde.

Environ 50 journalistes étaient présents (télévisions, radios et presse-écrite).

Les associations ont fait part de leur satisfaction globale devant cette avancée importante : le Gouvernement a pris le problème de la pauvreté au sérieux et pris des moyens significatifs pour la combattre. Les porte-parole ont salué le caractère interministériel de ce plan, qui permettra de lutter contre beaucoup de facettes de la pauvreté. Le 22 janvier 2013, après un Comité interministériel de lutte contre l’exclusion (CILE), revitalisé comme le souhaitait ALERTE, le Premier Ministre donnera sa feuille de route à chacun des 11 ministres pour lutter contre l’exclusion.

ALERTE a salué le changement de ton à l’égard des pauvres : le Gouvernement fait preuve de considération à l’égard des plus démunis et refuse clairement de les traiter comme des « assistés ». Les pauvres sont seulement des citoyens malchanceux. La Nation a le devoir de leur venir en aide. Changement de philosophie très important.

Enfin, dans le positif, le Collectif a salué la participation de personnes en situation de pauvreté du « huitième collège » du CNLE à tous les travaux de la conférence. C’est une première (les pauvres étaient absents des deux précédentes conférences). ALERTE a souhaité que, après évaluation, l’expérience du collège de personnes en situation de pauvreté soit étendue à toutes les instances consultatives sur tout le territoire : CAF, CCAS, pôles emploi, Conseils généraux, CESE, CESER, etc.

Les associations ont aussi fait part de leurs regrets : oubli des personnes handicapées pauvres, des migrants, des Roms, des prisonniers… ; revalorisation trop faible du RSA socle et pas de meilleure indexation ; un plan hébergement-logement qui ne convient que pour 2013, pas pour les années suivantes ; les enfants et les familles pour lesquels les mesures annoncées sont très en deçà des recommandations du groupe de travail préparatoire à la conférence…

C’est donc globalement un verre à moitié plein ou à moitié vide. Mais, incontestablement, les pauvres sont considérés et la lutte contre la pauvreté prise au sérieux. C’est une avancée. ALERTE s’en réjouit et sera très vigilant jusqu’au 22 janvier 2013, puis après sur la mise en œuvre.


Le discours du Premier Ministre
Les retombés presses
Les rapports des 7 groupes de travail préparatoires sur le site du CNLE

 

 

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Le collectif national

Charte du collectif national à télécharger

Listes des associations membres du collectif ALERTE national

Amicale du Nid
Association des Collectifs Enfants Parents Professionnels (ACEPP)
Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie (ANPAA)
Association des Paralysés de France (APF)
Association Service Social Familial Migrants (ASSFAM)
Cimade
Comité Chrétien de Solidarité avec les Chômeurs et Précaires (CCSC)
Comité National de Liaison des Associations du Réseau d'Accompagnement des migrants (CLARA)
COORACE
Croix Rouge française
Droits d’Urgence
Emmaüs France
Familles Rurales Fédération Nationale
Fédération des Associations pour la Promotion et l'Insertion par le Logement (FAPIL)
Fédération Entraide Protestante
Fédération Française des Banques Alimentaires
Fédération Habitat et Humanisme
Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale (FNARS)
Fédération nationale des associations solidaires d’action avec les Tsiganes et Gens du voyage (FNASAT-Gens du voyage)
Fédération des PACT
Fédération Vacances et Familles
Fondation Abbé Pierre pour le logement des défavorisés
Fondation de l'Armée du Salut
Fonds Social Juif Unifié (FSJU)
France Terre d’Asile
Les petits frères des Pauvres
Ligue des droits de l’Homme
Médecins du Monde
Mouvement ATD Quart Monde
Secours Catholique
Société de Saint-Vincent-de-Paul
Solidarités Nouvelles face au Chômage (SNC)
Union Professionelle du Logement Accompagné (UNAFO)
Union nationale ADMR
Union nationale des associations familiales (UNAF)
Union nationale des familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques (UNAFAM)
Union nationale pour l'habitat des jeunes (UNAHJ)
Union Nationale Interfédérale des Œuvres et Organismes privés Sanitaires et Sociaux (UNIOPSS)

haut

 

15 collectifs interassociatifs locaux présents dans 11 régions

 

Coordonnées des collectifs

survolez les régions pour obtenir leurs coordonnées

 

Documents à télécharger :
- La carte des collectifs locaux
- La liste des collectifs locaux

 

Les derniers communiqués de presse

2013

10 septembre 2013 : Ne touchez pas aux retraité(e) s pauvres !
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3 juillet 2013 : Réforme du RSA activité et de la PPE : redonner aux pauvres ce qui leur est dû !
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16 janvier 2013 : Lettre du Collectif ALERTE au Premier ministre pour le CILE du 21 janvier 2013
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2012

5 décembre 2012 : Conférence nationale de lutte contre la pauvreté et l’exclusion. Plan quinquennal interministériel pour l’inclusion : les réactions d’ALERTE.

15 octobre 2012 : Conférence nationale de lutte contre la pauvreté et l’exclusion Plan quinquennal interministériel pour l’inclusion : les propositions d’ALERTE
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17 juillet 2012 : Plan pluriannuel et interministériel de lutte contre la pauvreté : une victoire d’ALERTE
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11 juin 2012 : Pauvreté : ALERTE rappelle François Hollande à ses promesses
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11 avril 2012 : ALERTE rencontre François Hollande : le candidat s’engage sur un plan quinquennal de lutte contre la pauvreté
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5 avril 2012 : La lutte contre la pauvreté : candidats, il faut agir ! Vite !
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2011

22 décembre 2011 : Des gilets pare-balles ou un toit pour les mal logés ?
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1 Décembre 2011 : On pourrait même expulser les pauvres qui n’ont plus qu’une tente ! ?
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10 mai 2011 : Quel est le vrai cancer de la société française ?
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2010

14 avril 2010 : Nos aînés à l’épreuve de la paupérisation
Conférence de presse

27 Septembre 2010 : Projet de loi sur l'immigration : 5ème aggravation en 7 ans
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2009

17 octobre 2009 : Déclaration Collectif ALERTE et Partenaires sociaux
Journée mondiale du refus de la misère "Mobilisons-nous ensemble avec et pour les plus fragiles"

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27 mai 2009 : Crise et pauvreté - les associations alertent l'opinion
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20 février 2009 : Pour un accueil sans conditions dans les centres d’hébergement d’urgence
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16 Février 2009 : ALERTE demande un plan de relance SOCIALE
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2008

28 novembre 2008: la crise et les pauvres
Conférence de presse

22 Septembre 2008 : RSA, on ne réussira que par une mobilisation massive pour l’emploi
Communiqué de presse

1er Juillet 2008 : Revenus des pauvres : l’écart se creuse !
Communiqué de presse

14 Janvier 2008 :
Franchises médicales & CMU : Urgence sur l’accès aux soins des plus démunis
Communiqué de presse

2007

13 Décembre 2007 : Alerte et les Partenaires sociaux contribuent au Grenelle de l'insertion
Communiqué de presse - Synthèse des travaux - Lettre envoyée au Premier Ministre

26 Avril 2007 : Alerte publie une lettre ouverte aux candidats au deuxième tour de l'élection présidentielle
La lutte contre la pauvreté et l’exclusion : Un objectif central de votre Quinquennat ?

Communiqué de presse - Dossier de presse

13 mars 2007 : Alerte interpelle les candidats à l'élection présidentielle
Communiqué de presse - Dossier de presse - Réponse des candidats - Photos - Textes des intervenants

15 janvier 2007 : Alerte s'exprime sur le droit au logement opposable

2006

2 juin 2006 : Pas de trêve pour la lutte contre l’exclusion !
2 mai 2006 : Projet de loi relatif à l’immigration et à l’intégration
11 janvier 2006 : La suspension des allocations familiales : un contresens grave

 

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Bruno Grouès
UNIOPSS
15, rue Albert CS 21306 75214 Paris cedex 13
Tél. 01 53 36 35 09 - Fax : 01 53 36 35 38
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