Lettre du collectif ALERTE au Premier Ministre pour le CILE du 21 janvier 2013
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Les associations nationales de lutte contre la pauvreté réunies dans le Collectif ALERTE animé par l’Uniopss adressent ce jour au Premier Ministre une lettre lui faisant part de leurs réactions sur la Conférence nationale de lutte contre la pauvreté des 10 et 11 décembre 2012 et de leurs demandes pour le contenu du Plan qui sortira du Comité Interministériel de Lutte contre l’Exclusion (CILE) qui se tiendra le 21 janvier 2013.
Elles demandent notamment que le plan quinquennal interministériel soit traduit dans une loi de programmation sur cinq ans.
Communiqué de presse ALERTE du 16 janvier 2013
Lettre adressée au Premier Ministre pour le CILE du 21 janvier 2013
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Conférence nationale de lutte contre la pauvreté et l’exclusion
ALERTE obtient un plan quinquennal de lutte contre la pauvreté
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Le 11 avril 2012, le collectif ALERTE avait rencontré le candidat François Hollande (comme il avait rencontré les autres candidats ou leurs porte-parole). ALERTE avait regretté que les mots « pauvreté » et « exclusion » n’existent pas dans les 60 propositions de François Hollande. Ce dernier avait alors accepté d’ajouter une 61ème proposition que lui proposait ALERTE : organiser une conférence nationale de lutte contre la pauvreté préparant un plan quinquennal interministériel de lutte contre la pauvreté.
Le nouveau Chef de l’Etat a tenu promesse en organisant les 10 et 11 décembre 2012 la conférence nationale de lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale au Conseil Economique, Social et Environnemental (comme le furent la Conférence Sociale et la Conférence environnementale).
Au terme de cette conférence, le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault, a annoncé les grandes lignes d’un plan quinquennal interministériel.
Il a annoncé que le Gouvernement consacrerait, pour ce plan qui concerne 11 ministères, entre 2 et 2,5 milliards d’euros supplémentaires sur 5 ans pour combattre la pauvreté. Juste après les annonces du Premier Ministre, le collectif ALERTE a tenu un point presse au CESE pour donner une réaction à chaud.
Sont intervenus 6 porte-parole : Dominique Balmary : Président de l’Uniopss et d’ALERTE, Louis Gallois : Président de la Fnars, Christophe Robert : Délégué Général adjoint de la Fondation Abbé Pierre, Bernard Thibaud : Secrétaire Général du Secours Catholique et Pierre-Yves Madignier : Président d’ATD Quart-Monde.
Environ 50 journalistes étaient présents (télévisions, radios et presse-écrite).
Les associations ont fait part de leur satisfaction globale devant cette avancée importante : le Gouvernement a pris le problème de la pauvreté au sérieux et pris des moyens significatifs pour la combattre. Les porte-parole ont salué le caractère interministériel de ce plan, qui permettra de lutter contre beaucoup de facettes de la pauvreté. Le 22 janvier 2013, après un Comité interministériel de lutte contre l’exclusion (CILE), revitalisé comme le souhaitait ALERTE, le Premier Ministre donnera sa feuille de route à chacun des 11 ministres pour lutter contre l’exclusion.
ALERTE a salué le changement de ton à l’égard des pauvres : le Gouvernement fait preuve de considération à l’égard des plus démunis et refuse clairement de les traiter comme des « assistés ». Les pauvres sont seulement des citoyens malchanceux. La Nation a le devoir de leur venir en aide. Changement de philosophie très important.
Enfin, dans le positif, le Collectif a salué la participation de personnes en situation de pauvreté du « huitième collège » du CNLE à tous les travaux de la conférence. C’est une première (les pauvres étaient absents des deux précédentes conférences). ALERTE a souhaité que, après évaluation, l’expérience du collège de personnes en situation de pauvreté soit étendue à toutes les instances consultatives sur tout le territoire : CAF, CCAS, pôles emploi, Conseils généraux, CESE, CESER, etc.
Les associations ont aussi fait part de leurs regrets : oubli des personnes handicapées pauvres, des migrants, des Roms, des prisonniers… ; revalorisation trop faible du RSA socle et pas de meilleure indexation ; un plan hébergement-logement qui ne convient que pour 2013, pas pour les années suivantes ; les enfants et les familles pour lesquels les mesures annoncées sont très en deçà des recommandations du groupe de travail préparatoire à la conférence…
C’est donc globalement un verre à moitié plein ou à moitié vide. Mais, incontestablement, les pauvres sont considérés et la lutte contre la pauvreté prise au sérieux. C’est une avancée. ALERTE s’en réjouit et sera très vigilant jusqu’au 22 janvier 2013, puis après sur la mise en œuvre.
Le discours du Premier Ministre
Les retombés presses
Les rapports des 7 groupes de travail préparatoires sur le site du CNLE
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35 fédérations et associations nationales de lutte
contre la pauvreté et l'exclusion
coordonnées par l'UNIOPSS
30 collectifs locaux présents dans 14 régions
| Les
associations nationales
de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale se
réunissent chaque mois depuis 1985 au sein de la Commission
"Lutte contre la pauvreté et l'exclusion" de
l'Uniopss. Cette Commission est présidée et
animée par l'Uniopss.
En
1994, les associations regroupées dans la Commission
"Lutte contre la pauvreté et l'exclusion" de
l'Uniopss ont obtenu ensemble le label Grande Cause nationale,
le Gouvernement leur donnant alors des crédits pour mener
une campagne nationale de communication grand public contre
l'exclusion. Les associations de la Commission ont alors
décidé de communiquer vers les médias et
l'opinion publique sous le nom de "Collectif ALERTE",
marque déposée par l'Uniopss.
Aujourd'hui,
il regroupe 35 associations et fédérations nationales.
Il existe en 2010, 30 collectifs ALERTE départementaux
ou régionaux dans 14 régions autour des Uriopss.
Le
collectif ALERTE est un lieu de réflexion et d'échanges
interassociatifs sur la pauvreté et l'exclusion et les
meilleurs moyens de la combattre.
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Historique du collectif ALERTE
Documents à télécharger :
- historique d'ALERTE au format pdf
- Evénements
clés d'ALERTE
-
le pacte de 1995
- l'appel final
de la journée ALERTE - Partenaires sociaux cosigné du
26 mai 2005
- les actes du
26 mai 2005
- les actes du 23 mai 2006
- le discours
de Gilbert Lagouanelle le 17 octobre 2006
- le document Alerte-Partenaires sociaux sur "l'accès des personnes
en situation de précarité à un emploi permettant de vivre dignement" de
décembre 2007,
- le Guide Alerte-Partenaires sociaux "vers l'emploi mais pas tout seul" de février 2011
1985
– 1994
Pour aborder les origines du collectif ALERTE, il faut remonter dix
ans avant l’acte de naissance, c'est-à-dire en 1984.
Les situations de pauvreté prenaient dans notre pays des proportions
inquiétantes.
Le
17 octobre 1984, le gouvernement de Laurent Fabius décida
de prendre des mesures d’urgence pour réduire les effets
de cette dégradation. Des fonds importants furent débloqués
et attribués aux associations et fédérations
nationales et aux préfectures pour être en partie redistribués
à des associations locales. Ce fut le développement
intensif de la distribution alimentaire, la création de multiples
lieux d’hébergement dans des locaux souvent aléatoires
et provisoires… Devant cette émergence foisonnante de
dispositifs d’assistanat ou précaires, des associations
et fédérations se sont regroupées au sein de
l’UNIOPSS, pour réinterroger leurs pratiques. Elles ont
pris l’initiative de développer entre elles une meilleure
(re)connaissance mutuelle, une capacité d’évaluation
inter-associative des situations et des réponses apportées
ainsi qu’une force de proposition et d’interpellation
commune en direction des pouvoirs publics et de l’ensemble des
citoyens, avec la volonté d’agir sur les causes de la
pauvreté plutôt que de la masquer par des actions éphémères
et peu dignes. Il s’agissait moins de gérer la pauvreté
que de la combattre. C’est autour de François BLOCH-LAINE,
alors Président de l’UNIOPSS, qu’est née
en janvier 1985, la commission de lutte contre la pauvreté
et l’exclusion. Les grandes associations et fédérations,
telles que l’Armée du Salut, Emmaüs, ATD, le Fond
Social Juif Unifié, le Secours Catholique, le Secours Populaire,
la FNARS…, se sont retrouvées pour partager leurs points
de vue et agir sur les institutions. A la même époque,
en février 1985 le Conseil Economique et Social confiait au
Père Joseph WRESINSKI la préparation d’un rapport
et d’un avis sur « La grande pauvreté et la précarité
économique et sociale ».
Cette commission s’est beaucoup investie par la suite dans le
projet de loi sur le RMI, la loi BESSON sur le logement des défavorisés.
ALERTE n’est pas né du hasard, mais d’un travail
de longue patience où les associations ont appris à
réfléchir ensemble, à se confronter, à
élaborer une pensée commune, à renoncer à
leur pré carré et à agir pour une cause commune
qui leur tient à cœur et qui est en définitive
le fondement de leur action militante.
1994
3 février 1994
En
décembre 1993, le Premier Ministre, Edouard Balladur, décide
l’attribution du label « Grande Cause Nationale 1994 »
aux associations suivantes : Secours Catholique, Secours Populaire,
Emmaüs, ATD, Armée du Salut, SETTON. Il s’agit donc
d’abord d’une initiative politique : le gouvernement prenait
conscience qu’il y avait un problème de société
à résoudre collectivement.
Les associations sollicitées ont estimé que depuis une
dizaine d’années elles faisaient toutes partie de la
même commission d’échange, de réflexion
et d’action (la commission de lutte contre la pauvreté
et l’exclusion de l’UNIOPSS) et qu’il était
nécessaire que l’ensemble de la commission soit en charge
de l’animation de cette campagne.
Les négociations avec le cabinet du Premier Ministre aboutirent
à un accord pour qu’il en soit ainsi. Le 3 février
1994, le label « Grande cause Nationale » était
attribué aux 30 associations de la Commission de l’UNIOPSS.
Elles devenaient pilotes de la Grande Cause en ayant carte blanche.
ALERTE allait naître parce que l’on fit confiance aux
associations.
Le terme d’ « ALERTE » vint d’une volonté
des associations de mobiliser l’ensemble des citoyens et des
forces vives de la société à la lutte contre
la pauvreté et l’exclusion.
La démarche d’ALERTE va d’abord et essentiellement
s’appuyer sur une logique de communication. Il s’est agi
au démarrage moins d’élaborer un programme que
de mettre en œuvre une stratégie de communication pour
mobiliser l’ensemble de la société. ALERTE a d’abord
été une volonté de développer une pédagogie
vis à vis de l’opinion publique. Cette volonté
a renforcé un travail collectif entre les associations.
23 novembre : ALERTE tint sa première conférence de
presse lors du lancement de la grande cause nationale. Les associations
voulurent appeler l’ensemble de la société à
s’engager dans un pacte contre l’exclusion. La base de
ce pacte a été rédigée en ces termes :
« Le pacte que nous voulons passer ensemble pour briser la montée
de l’exclusion engage tous les acteurs de la société
: des individus à l’Etat, des entreprises aux collectivités
locales.
Le pacte contre l’exclusion : c’est changer de regard
et d’attitude à l’égard des exclus ; c’est
refuser les politiques sociales qui ne feraient que gérer la
survie des populations exclues ; c’est refuser la construction
d’une société d’assistés.
Souscrire au pacte, c’est mobiliser toutes les énergies
et tous les moyens pour créer l’échange et proposer
aux personnes exclues une autre issue que la dépendance. Car
c’est nier l’autre et l’exclure que de ne pas lui
offrir la possibilité de donner en retour.
Réussissons ensemble le Pacte contre l’exclusion, pour
un meilleur partage des activités et des richesses et pour
la pleine application des lois organisant la solidarité. Valorisons
la citoyenneté de chacun et, en priorité celle des pauvres
et des plus démunis : Créons l’échange,
pas la dépendance ! »
Dans son intervention en tant que Président de l’UNIOPSS
et de sa commission pauvreté, René LENOIR rappelait
: « Il y a une vingtaine d’années, on naissait
pauvre, aujourd’hui on le devient ». Il ajouta que «
le problème de l’exclusion ne relève pas du cœur
seul mais de la raison, de l’intelligence, de l’initiative
et du courage ». Il s’agissait de faire passer le grand
public d’une solidarité émotionnelle à
la solidarité pour la justice sociale.
Novembre
1994 à Janvier 1995
Une campagne médias sera lancée par TV, Affiches et
Radios : 5000 panneaux d’affichage, 675 messages radios, 100
spots télévisés et une annonce dans 25 journaux
et périodiques. Les messages radios et TV étaient ainsi
formulés : « C’est tous ensemble que nous réaliserons
un pacte contre la pauvreté et l’exclusion. Abandonner
les droits des exclus, c’est abandonner ses propres droits.
Une solidarité en panne, c’est un citoyen en panne. Alerte
! Exigeons tous un pacte contre l’exclusion ».
Ces messages ont été largement relayés dans des
émissions spéciales sur les exclus et les retombées
dans la presse ont été importantes. Près de 50
000 personnes ont soutenu la démarche des associations, en
renvoyant un coupon-pétition mis à leur disposition
dans les bureaux de poste. Ce coupon avait pour titre : « Combien
de temps peut tenir un pays avec 5 millions de pauvres ? Alerte !
»
Ce coupon comportait également une synthèse du pacte
et invitait chacun à agir :
« Ensemble, nous avons les moyens d’agir. Refusons la
solidarité spectacle. Allons au-delà de la simple organisation
de l’assistance. Trouvons le chemin d’une société
citoyenne qui permette aux plus faibles et aux plus démunis
d’être des acteurs à part entière.
Exigeons tous un pacte contre l’exclusion ».
Novembre
1994 à Janvier 1995
ALERTE a en même temps et conjointement préparé
le contenu d’un pacte. Pour cela trois groupes de travail ont
été mis en place qui ont débouché sur
trois « tables-rondes forum » regroupant chacune environ
80 personnes, non seulement représentantes du collectif ALERTE
mais aussi d’organisations syndicales, élus nationaux
et départementaux, de chercheurs, sociologues et philosophes,
de représentants d’entreprises publiques comme EDF-GDF
et la SNCF, du Plan, d’organismes bancaires, de directions d’administrations,
d’organismes d’enquêtes et de sondages comme la
SOFRES, de mutuelles, de représentants du Conseil Economique
et Social, de représentants de médias et journalistes,
et des personnes en difficulté. Les trois thèmes traités
par les forums étaient :
- « Des réponses à l’urgence aux politiques
à long terme »
- « La loi : application, non-application, dysfonctionnements
et violations »
- « Citoyenneté et représentation des exclus »
C’est ce travail collectif, porté par ALERTE, qui a permis
par la suite, l’élaboration et la rédaction du
Pacte.
1995
13
mars 1995 : Présentation à la presse par ALERTE du Pacte
« Pour un pacte contre la pauvreté et l’exclusion
»
Ce Pacte « ne pourra se faire qu’avec le soutien de toute
la société » affirment les associations en préambule.
Hugues FELTESSE alors directeur général de l’UNIOPSS,
qui prit une grande part dans la fondation d’ ALERTE déclare
: « La société est en panne. C’est tous
ensemble que nous réaliserons un pacte contre l’exclusion
». Les associations demandent que la lutte contre la pauvreté
et l’exclusion soit pour tous « une réelle priorité
nationale, globale et durable » et non plus une « solidarité
spectacle reposant sur le calendrier hivernal ».
ALERTE demande aussi que « les droits fondamentaux (parole,
travail, logement, alimentation, vie sociale et familiale, formation,
soins médicaux, culture et loisirs) soient garantis à
tous sans exception. »
ALERTE a dénoncé « les droits au rabais »
et les structures spécifiques destinées aux plus démunis
et qui les « enfoncent dans une société de parcage
».
Pour ALERTE « les plus pauvres et les exclus doivent pouvoir
faire reconnaître leur pleine et entière citoyenneté.
»
Les associations estiment que « l’opinion publique doit
changer le regard qu’elle porte sur les plus démunis
en prenant connaissance de leurs conditions de vie et de leurs points
de vue et de favoriser l’échange plutôt que la
dépendance »
« Ensemble, au sein d’ALERTE, les associations proposent
à la société toute entière un pacte contre
l’exclusion qui trouve sa référence dans la devise
républicaine de liberté, d’égalité
et de fraternité, ainsi que dans la déclaration universelle
des Droits de l’Homme et du Citoyen ». Elles s’appuient
sur quatre convictions communes qu’elles font leurs :
1) Les personnes et familles exclues… n’attendent pas
uniquement une réponse à leurs besoins vitaux, mais
aussi une reconnaissance de leur humanité et de leur citoyenneté…
une volonté de voir se bâtir avec elles, à partir
de leur expérience et de leur pensée, de vrais moyens
de lutte contre l’exclusion.
2) Les limites du marché : capable de stimuler la création
des richesses, le marché ne préjuge pas de leur usage
et de leur distribution. Il a fait la preuve de ses limites comme
seule force d’intégration. Parce qu’il vise en
priorité le développement économique et non les
services entre les hommes, il fait de la rentabilité financière
une fin et non un moyen.
3) La lutte contre l’exclusion suppose une dimension éthique
affirmée et affichée qui favorise une mobilisation de
tous.
4) La lutte contre l’exclusion passe par la prise en compte
des besoins vitaux et des droits… Le pacte contre l’exclusion
introduit de nouveaux champs d’engagements pour tous les acteurs
:
- celui de la loi et des conditions de son application
- celui de citoyenneté des exclus et de leur représentation
- celui de l’élaboration et de la mise en place de politiques
à long terme.
Parmi
les engagements que propose le pacte aux citoyens :
- modifier leur regard sur les personnes en difficulté, et
les considérer dans leur dignité plutôt que comme
objets de piété
- avoir des comportements qui ne développent pas l’exclusion
(ne pas favoriser le travail au noir, ne pas geler les logements vides,
accepter les contributions financières correspondant à
leurs ressources).
Aux associations :
- ne pas se substituer à la nécessaire solidarité
de l’ensemble de la nation ;
- associer les personnes exclues à la conception des projets.
Aux médias :
- veiller à donner des exclus une image qui respecte la dignité,
l’intimité et l’histoire de ces personnes ;
- mettre en lumière les facteurs de l’exclusion.
Aux chefs d’entreprises, salariés et leurs représentants,
ils sont invités à s’engager :
- pour favoriser l’intégration dans le marché
du travail ;
- pour prévenir les licenciements ;
- pour réduire les risques d’exclusion des personnes
les plus vulnérables ;
- pour privilégier la création d’emplois.
Aux organismes sociaux :
- favoriser la pleine application du droit avant d’avoir recours
à l’aide sociale subsidiaire et ne pas se décharger
du règlement des situations difficiles sur les associations
;
- favoriser la créations de comité d’usagers visant
à renforcer la capacité des personnes à faire
valoir leurs droits, et à combler les déficits d’expression
démocratique (les décisions se prennent trop souvent
en l’absence des principaux intéressés).
Aux Collectivités territoriales :
- aller vers les populations exclues, connaître leurs réalités
de vie et tenir compte de leur point de vue avant toute décision
les concernant ;
- résister au clientélisme et aux pressions discriminantes
afin de favoriser la mixité sociale et culturelle notamment
en matière de logement ;
- réévaluer périodiquement, dans le cadre d’un
débat public, les systèmes et les procédures
d’accès aux mesures sociales de leur ressort.
A l’Etat :
« L’Etat et les pouvoirs publics ont le devoir de définir
la politique sociale à mettre en œuvre. Celle-ci ne peut
être un domaine particulier de l’action de l’Etat,
mais doit être intégrée dans toute politique nationale,
dans ses dimensions économiques, financières, sociales,
culturelles éducatives, d’aménagement du territoire,…
La lutte contre l’exclusion ne peut se traduire par une addition
de mesures sociales ponctuelles. Un plan de lutte contre l’exclusion
et pour l’insertion des personnes en grande difficulté
sociale doit par ailleurs impliquer toute la nation. »
Dans ces conditions, l’Etat s’engage à promouvoir
la place de l’Homme, garantir le respect des droits fondamentaux,
élaborer les politiques et suivre leur application.
29
mars 1995
ALERTE avec le soutien du quotidien « La Croix » et de
France-Inter organise à l’auditorium de la Maison de
la Radio un forum où 800 membres des associations du collectif
Alerte sont présents. Trois des principaux candidats à
l’Elysée (Jacques Chirac, Lionel Jospin, et Edouard Balladur)
- réunis pour la seule et unique fois pendant la campagne présidentielle
- ont exposé leur projet pour lutter contre l’exclusion.
Chacun d’eux s’est engagé pour une loi d’orientation
contre l’exclusion. Pour Jacques Chirac, intervenant le
premier, « La lutte contre l’exclusion doit être
l’axe central d’une mobilisation de tous – au-delà
de solutions simplement réparatrices et de réformes
en quelque sorte cosmétiques ». Il s’engage à
proposer au parlement « une loi d’orientation »
qui « dans tous les domaines de la vie politique, économique,
sociale et culturelle scelle solennellement l’engagement de
la nation contre l’exclusion». Intervenant ensuite, Lionel
Jospin a appelé de ses vœux une même loi élaborée
avec les associations, tandis qu’un « comité national
» contre l’exclusion, placé auprès du Premier
Ministre et composé de représentants des pouvoirs publics
et des « grandes forces sociales » du pays, serait chargé
du suivi. Edouard Balladur a proposé une « Loi-cadre
» préparée avec les associations et les travailleurs
sociaux … Cette « charte de la cohésion sociale»
devrait comporter des engagements pluriannuels, datés et chiffrés,
sur quatre thèmes : emploi, logement, santé, droit à
l’emploi pour les jeunes ». Les trois candidats ont placé
la question de l’emploi au cœur de la lutte contre l’exclusion
. Lionel Jospin a affiché son ambition de mettre « l’économique
au service de l’homme et non l’inverse ». Jacques
Chirac s’est prononcé pour « un véritable
plan Marshall » dans les quartiers en difficulté, «
avec pour premier objectif l’emploi, car c’est lui qui
leur redonnera leur place dans la ville ».Edouard Balladur a
indiqué que la dimension insertion du RMI devrait se traduire
dans les faits.
23 mai 1995
Le nouveau Premier Ministre, Alain Juppé, annonce devant l’Assemblée
Nationale l’engagement de son gouvernement à élaborer
une loi de cohésion sociale pour résorber la fracture
sociale.
29
juin 1995
Lors d’une nouvelle conférence de presse, ALERTE
demande à l’Etat des engagements indispensables pour
un pacte contre la pauvreté et l’exclusion :
« Comme elles ont eu l’occasion de le dire publiquement
à l’occasion de la campagne ALERTE, les associations
qui travaillent ensemble au sein de la Commission « Lutte contre
la Pauvreté » de l’UNIOPSS rappellent que la lutte
contre la pauvreté et l’exclusion doit être pour
tous une réelle priorité nationale, comme l’est
la lutte pour l’emploi sans se confondre pour autant avec celle-ci.
Tous les acteurs doivent s’y impliquer, chacun selon sa responsabilité.
L‘Etat a un rôle éminent à jouer, pour faciliter
cette mobilisation, mais aussi directement pour ce qui dépend
de lui ». Les associations ont rappelé l’engagement
du Président de la République pour que soit proposée
au Parlement une loi d’orientation… pour vaincre l’exclusion.
Elles insistent sur des convictions communes fortes qui doivent guider
l’élaboration de cette loi et toutes autres décisions
des pouvoirs publics pour remédier à la situation des
pauvres et des exclus :
§ l’exclusion est plurielle : l’action de l’Etat
ne peut se limiter à un domaine particulier ni une loi, mais
doit être intégrée dans toute politique nationale
économique, sociale, éducative, culturelle. Elle exige
des réponses à long terme et durables.
§ L’exclusion se concrétise par l’inaccessibilité
aux droits reconnus à tout citoyen : l’Etat doit rendre
effectif pour chacun l’accès aux droits existants. Il
convient de rendre les plus démunis acteurs et partenaires
des politiques qui les concernent.
ALERTE
rappelle que pour mettre en œuvre un Pacte contre la pauvreté
et l’exclusion, il est nécessaire que l’Etat engage
une action forte autour de trois axes :
· une stratégie globale et durable de lutte contre la
pauvreté et l’exclusion,
· la garantie des droits de tous sans exception,
· un meilleur partage des activités et des richesses
et la valorisation de la citoyenneté.
12
juillet 1995
A partir de la participation de centaines de personnes en grande
précarité et de nombreux acteurs locaux, le Conseil
Economique et Social concluait l’avis qu’il remettait
au Gouvernement sur l’évaluation de l’impact des
politiques publiques de lutte contre la grande pauvreté en
ces termes : « Le Conseil Economique et Social demande que les
associations dont l’objet est de lutter avec et aux côtés
des plus défavorisés contre la pauvreté et l’exclusion
sociale, puissent être entendues par les instances où
se débattent ces questions, où se définissent
des orientations et se prennent des décisions les concernant
(…). Le Conseil Economique et Social, prenant appui sur les
travaux réalisés et par-delà les propositions
dont il est porteur, propose l’adoption d’une loi d’orientation
qui donnerait leur pleine efficacité aux actions conduites
pour éradiquer la grande pauvreté et prévenir
l’exclusion ».
1996
14
mars 1996
ALERTE tient une conférence de presse et des propositions
sont transmises au Ministre du Travail et des Affaires Sociales et
au Secrétaire d’Etat de l‘Action Humanitaire chargé
de rédiger le projet de loi de cohésion sociale.
Cette manifestation publique devait rappeler l’urgence de prendre
des mesures pour lutter contre la pauvreté et l’exclusion,
un an après l’engagement des candidats aux présidentielles
annoncé lors du Forum « France-Inter/La Croix »
de mars 1995, à la Maison de la Radio.
ALERTE insiste à nouveau sur la participation de tous à
la lutte contre la pauvreté et l’exclusion et sur la
nécessité d’en faire une priorité nationale
en dressant quatre enjeux et trois principes et les conditions de
la mise en œuvre de cette priorité nationale.
Quatre enjeux :
1- permettre la participation de tous à la vie économique,
sociale, culturelle et politique et le développement de chacun
;
2- permettre l’accès de tous aux droits de tous ;
3- prévenir l’exclusion et la pauvreté ;
4- promouvoir un meilleur partage des activités et des richesses
pour permettre la promotion de tous.
Trois principes :
1- l’échange et non la dépendance, le partage
et non le parcage ;
2- Un développement personnel qui s’enrichit de multiples
dimensions ;
3- Un développement social qui englobe la dimension de développement
économique.
ALERTE insiste sur l’action locale en demandant qu’au
niveau des bassins d’emploi soient créés des pactes
locaux contre l’exclusion et qu’au niveau départemental
soient créés des observatoires départementaux
et un conseil départemental de prévention et de lutte
contre l’exclusion.
ALERTE demande qu’un rapport d’évaluation en matière
de lutte contre la pauvreté et l’exclusion soit présenté
tous les deux ans au Parlement. Il s’appuiera sur l’avis
du conseil national de lutte contre l’exclusion, du rapport
de l’Observatoire et des travaux de la conférence nationale.
ALERTE demande à l’Etat et aux collectivités territoriales
de prendre appui sur une meilleure expression et participation active
des personnes en difficulté » et des associations qui
défendent leurs droits.
Les Associations affirment « que les moyens et financements
doivent être à la hauteur de l’ambition de faire
de la prévention et de la lutte contre les exclusions une priorité.
Cette politique ne pourra être mise en œuvre sans débloquer
les moyens budgétaires législatifs, réglementaires
et humains à la hauteur des enjeux ».
Parmi les propositions d’ ALERTE on peut noter la demande de
mise en place au plan régional d’une conférence
régionale des politiques de lutte contre la pauvreté
et l’exclusion sous l’égide du Conseil Economique
et Social régional.
21
mars 1996
Rencontre d’une délégation d’ALERTE avec
Jacques Barrot, Ministre du Travail et des Affaires Sociales.
30
septembre 1996
Les associations de la commission de l’UNIOPSS reçoivent
l’avant-projet de loi d’orientation relative au renforcement
de la cohésion sociale et le programme d’action gouvernementale.
Elles vont d’octobre 1996 à avril 1997 tenter de contribuer
à construire avec les pouvoirs publics et les parlementaires
le « projet de loi d’orientation relatif au renforcement
de la cohésion sociale ». Concertations et auditions
vont se succéder.
2
octobre 1996
Lors d’une conférence de presse, ALERTE se regroupe
avec d’autres associations d’horizons très divers
pour donner un avis unanime et sévère. Tout en saluant
positivement la sortie de « l’avant-projet de loi d’orientation
relatif au renforcement de la cohésion sociale » attendu
depuis plus d’un an, elles soulignent la bonne direction des
objectifs annoncés mais dénoncent unanimement qu’il
n’y ait pratiquement pas de financement et que la loi ne soit
pas étendue à l’accès aux droits aussi
fondamentaux que l’éducation,la culture et la justice.
Durant l’automne, une série d’avis argumentés
provenant notamment d’ ALERTE et du Conseil Economique et Social
convergent. Il est demandé que les dispositions de la loi soient
renforcées et élargies pour traduire cette orientation
en actes.
1997
15
avril 1997
Le Premier Ministre, Alain Juppé, ouvre à l’Assemblée
Nationale le débat sur le projet de loi en ces termes :
« Le projet de loi qui vous est présenté aujourd’hui
marque une étape décisive dans l’action gouvernementale
contre l’exclusion. Mais bien au delà, il s’agit
d’une avancée essentielle de notre démocratie.
Car ce qui est en cause en définitive c’est la République
elle-même et l’idée que nous nous faisons de la
France. La préparation de cette loi d’orientation, marquée
par une concertation sans précédent, a d’ores
et déjà permis une prise de conscience accrue par l’opinion
de la nécessité des enjeux de la lutte contre l’exclusion.
»
21
avril 1997
Le Président de la République dissout l’Assemblée
Nationale en plein débat du projet de loi d’orientation
relatif au renforcement de la cohésion sociale.
Si le débat sur le texte restait très insuffisant dans
les moyens mis en œuvre, cette dissolution sera très vivement
et amèrement ressentie par les associations d’ALERTE
mais aussi par les personnes en difficulté avec lesquelles
elles sont en relation.
19 juin 1997
Après les élections législatives et le changement
de majorité, le Premier Ministre, Lionel Jospin, lors de son
discours de politique générale, annonce la préparation
d’un nouveau projet de loi : « La solidarité doit
s’exercer au bénéfice de tous sans exception.
Une loi contre les exclusions sociales sera à cette fin présentée
au Parlement ».
23
octobre 1997
Martine AUBRY, Ministre de l’Emploi et de la Solidarité
donne les orientations et les grandes lignes de la future loi.
1998
2
mars 1998
ALERTE tient à nouveau une conférence de presse
dans le cadre de la préparation du nouveau projet de loi de
lutte et de prévention contre les exclusions. Les associations
affirment ensemble que le moment est venu de :
« sceller dans notre pays un grand pacte contre la pauvreté
et l’exclusion … L’Etat doit exercer pleinement
son rôle de garant, en veillant au respect de l’accès
de tous les citoyens aux droits fondamentaux… Ce qui exige un
engagement budgétaire clair, durable et précis. »
ALERTE fait des propositions en matière d’emploi, de
logement, de santé et d’accès aux droits. Le collectif
prévient qu’il interprèterait comme un échec
une loi qui serait un « millefeuille » de mesures sans
« cohérence globale ». Il insiste sur la nécessaire
rupture avec les « logiques économiques qui excluent
» et pose la question de la « mauvaise redistribution
des richesses en France »
4
mars 1998
Lors de la présentation du plan triennal de prévention
et de lutte contre les exclusions est annoncé le projet de
loi concernant la Couverture Maladie Universelle. Les associations
suivront avec attention son élaboration.
25
mars 1998
Le nouveau projet de loi est présenté. Les associations
de la commission pauvreté de l’UNIOPSS seront auditionnées
par les cabinets ministériels et par les parlementaires des
deux assemblées. Ils présentent leurs amendements.
18
mai 1998
A la veille de l’adoption en première lecture par
l’Assemblée Nationale de la loi contre les exclusions,
le collectif ALERTE, ayant constaté des réticences fortes
de députés, fait connaître ses amendements et
rend publique une lettre aux élus en demandant à toutes
les tendances parlementaires de voter ce texte. La lettre dit en autres
:
« Nous ne comprendrions pas, et une large partie de l’opinion
non plus, que les difficultés et la souffrance de tant de familles,
d’enfants, de jeunes et d’adultes victimes de la misère
et de l’exclusion ne rassemblent pas nos élus pour engager
à travers eux,
tout le pays ».
Loin de répondre aux sollicitations du collectif ALERTE, les
députés RPR et UDF votaient contre ou s’abstenaient.
Finalement, la loi d’orientation de lutte contre la pauvreté
et l’exclusion est adoptée le 29 juillet 1998.
1999
L’année
1999 sera essentiellement consacrée à l’étude
et la mise en œuvre de la loi d’orientation contre les
exclusions et la préparation du projet de loi sur la Couverture
Maladie Universelle, qui sera adoptée et publiée le
27 juillet 1999.
2000
23
mai 2000
ALERTE dresse « un premier bilan associatif de la loi d’orientation
relative à la lutte contre les exclusions » et écrit
en introduction de ce bilan :
« les associations de solidarité ont souhaité
effectuer une évaluation autonome. Engagée au premier
semestre 2000, un vaste bilan a mobilisé les différents
réseaux associatifs tant nationaux que locaux…
Une évaluation doit toujours s’appuyer sur des objectifs
fixés antérieurement. Les associations regroupées
dans ALERTE avaient réalisé, en mars 1996, un document
de constats et de propositions. Nous regarderons donc, à la
lumière des grands axes d ‘évolution que nous
appelions de nos vœux, en quoi l’application de la loi
de lutte contre les exclusions modifie l’accès aux droits
et finalement la vie quotidienne des personnes concernées…
».
« En évaluant la loi d’orientation de lutte contre
les exclusions, le collectif ALERTE constate des décalages
entre le pacte par lequel il entend mobiliser tous les acteurs et
l’application sur le terrain de cette loi. La volonté
politique des différents acteurs est engagée. Le législateur
et l’Etat, les collectivités territoriales, les administrations,
les organismes sociaux ont leur part dans certains blocages repérés.
Les moyens humains et financiers à la hauteur de cette priorité
nationale doivent être renforcés. En effet, le climat
ambiant d’optimisme lié à la reprise économique
pourrait faire croire que l’exclusion devient moins prioritaire
et plus marginale. ALERTE rappelle qu’il en est rien. Le pacte
qui nous engage prend encore plus de relief et d’actualité.
Les plus exclus ne doivent pas être les victimes d’une
embellie économique.
Pour ALERTE, le contenu du pacte doit évoluer en s’appuyant
sur l’expérience collective acquise depuis 1994, en tenant
compte de l’évolution de l’environnement social,
économique, culturel et international, en associant étroitement
et pleinement les personnes en situation d’exclusion destinataires
des mesures issues de la loi du 29 juillet 1998.»
Et le bilan se conclut ainsi :
« Des questions au gouvernement, mais aussi une interpellation
de la société toute entière, c’était
bien cela la notion de pacte engageant tous les acteurs de la société
: citoyens, médias, entreprises, organismes sociaux, collectivités
locales, Etat.
Cette journée du 23 mai est une étape dans ce processus
où sont relevés quatre grands axes :
Þ Informer : « Des campagnes d‘information ont été
menées autour de la loi sur le RMI, la loi sur les 35 heures,
nous demandons que de semblables campagnes d’information soient
menées sur la loi contre les exclusions. En effet deux ans
après la loi le dispositif réglementaire est en place,
il est pleinement applicable et il est important que les publics connaissent
leurs droits pour mieux les faire valoir. »
Þ Former : « Au delà des travailleurs sociaux se
pose la question de la formation des autres intervenants institutionnels
ainsi que celle des bénévoles. Les plans de formation
des administrations publiques et du CNFPT devraient mener au cœur
de leur préoccupation ces questions de formation à la
compréhension des situations vécues par les personnes
démunies et à des pratiques d’accueil respectueuses
et aidantes. »
Þ Mettre en œuvre : « Beaucoup de mesures législatives
et réglementaires attendent simplement une application sur
le terrain… C’est bien la mise en œuvre qui doit
être au cœur des préoccupations et pour ce faire,
c’est toute la société qui est concernée.
»
Þ Amplifier : « Si le programme triennal a apporté
des financements indispensables des insuffisances fortes persistent.
»
2001
29
novembre 2001
Dans le cadre de la prochaine campagne pour les élections présidentielles
et législatives ALERTE pose un premier acte public en tenant
une nouvelle conférence de Presse.
Les
associations présentent constats et propositions en matière
de lutte contre les exclusions :
- une société pour tous, une société
pour chacun
« Concrétiser les solidarités reste difficile.
Si l’engagement individuel et les gestes d’humanité
restent indispensables, ils doivent aussi s’inscrire dans un
engagement collectif soutenu et relayé par des politiques publiques.
En effet, la lutte contre les exclusions exige que toutes les politiques
incluent dans leurs objectifs la dimension de solidarité nationale
et que soit respecté un devoir de promotions des personnes
exclues et la nécessité d’un accompagnement de
qualité qui s’inscrive dans la durée.
C’est aux citoyens de rappeler aux politiques leurs devoirs.
Ceux-ci, au nom du respect de l’égale dignité
de tous les êtres humains, ont une forte responsabilité
quant à l'application des textes aussi essentiels que celui
de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme où
tous ces droits sont reconnus et admis par tous. C’est aux citoyens
d’exiger que toute politique publique soit définie à
partir des besoins, des aspirations et des réflexions des plus
démunis. C’est aux citoyens d’agir là où
ils sont (famille, lieu de travail, associations, syndicats, partis
politiques, etc…) selon leurs moyens, pour faire respecter la
dignité de chacun. Cette mobilisation citoyenne et solidaire
sera possible et favorisée : si une information est diffusée
sur ce que vivent les personnes exclues et sur leurs droits, si les
intervenants sociaux… sont formés à la connaissance
des personnes vivant en grande pauvreté, si un réel
partenariat s’instaure avec les plus pauvres, les reconnaissant
ainsi avant tout comme des personnes et non pas comme des problèmes
à résoudre ».
- plus personne à la rue, dans 5 ans, le voulons-nous ?
- instaurer un droit réel au logement
- La sécurité ? Parlons-en…
Qui en France, vit dans la plus grande insécurité, sinon
les personnes sans domicile et celles dont la situation économique
est la plus précaire ?… Elles subissent en plus d’autres
violences : l’insécurité des ressources qui empêche
tout projet…, l’insécurité liée au
dysfonctionnement des administrations et des organismes ayant une
mission de service public. Pour leur sécurité, il faut
assurer aux personnes en difficulté des moyens sûrs d’existence,
une participation à la vie sociale, des loisirs, des services
publics de qualité et le soutien d’associations reconnues.
2002
12 mars 2002
Le collectif ALERTE a organisé une conférence de
presse sous le titre « Une société pour tous,
une société solidaire ». Un sondage-baromêtre
exclusif CSA/ALERTE/La Croix est rendu public. Il permet d’établir
l’opinion des français sur l’exclusion. La CMU
est ainsi considérée comme une mesure efficace, prouvant
ainsi que les mesures proposées par les associations sont pertinentes.
Mais l’exclusion reste une préoccupation majeure pour
les français « devenir soi-même un jour exclu »
est une crainte pour plus de la moitié d’entre eux. Etre
sans logement et sans travail caractérise d’abord l’exclusion.
Malgré l’amélioration de la situation économique,
la diminution du chômage et la loi de lutte contre les exclusions,
le problème de l’exclusion est toujours ressenti aussi
fortement qu’il y a quelques années. Pourtant, une baisse
de l’attention portée à l’exclusion par
nos concitoyens est repérée. ALERTE veut tirer les leçons
de ce sondage pour alerter les politiques au cours de la campagne
électorale. ALERTE demande aux candidats à l’élection
présidentielle de s’engager clairement à lutter
contre toutes les causes d’exclusion. Elles attendent des engagements
précis, puis des actes.
15 novembre 2002
ALERTE
organise avec l’UNCCAS une journée dont le but est de
porter des bilans croisés de la politique de lutte contre la
pauvreté et des propositions dans les domaines de l’emploi,
de la santé, du logement.
- Permettre l’accès aux droits de tous et la participation
des personnes.
- Agir en amont : la prévention des ruptures.
- Apporter des réponses rapides.
- Coordonner tous les acteurs.
En 2002, quatre ans après le vote de la loi, les 40 associations
et fédérations nationales membres d’ALERTE ont
convenu de mettre à nouveau en place un dispositif d’évaluation
de la loi relative à la lutte contre les exclusions et du plan
d’action national de juillet 2001. Cette deuxième évaluation
sur l’application de la loi constituera la base d’une
plate-forme de propositions des associations qu’elles présentent
à l’occasion de cette journée au nouveau gouvernement
qui prépare un nouveau plan d’action pour la fin d’année.
Mais les associations ne souhaitent pas dresser seules le bilan de
la politique de lutte contre la pauvreté en France, ni de formuler
seules des propositions pour éradiquer la pauvreté,
car c’est l’affaire de toute la société.
C’est la raison pour laquelle elles ont souhaité échanger
leurs points de vue avec l’ensemble des acteurs impliqués
dans la lutte contre l’exclusion : élus, CCAS, employeurs,
syndicats de salariés, logeurs, médecins, administrations.
Cette journée a voulu viser :
- à confronter le bilan inter-associatif et du service public
local de la politique de lutte contre les exclusions en France avec
ceux de l’Etat et des administrations sociales ;
- mobiliser toute la société contre l’exclusion
grâce à un échange sur les propositions d’ALERTE,
avec tous les partenaires qui ont une responsabilité dans la
lutte contre l’exclusion.
2003
22
janvier 2003
Nouvelle conférence de presse d’ALERTE dont l’objet
est de réagir au projet de plan de renforcement de la lutte
contre les exclusions et d’attirer l’attention sur des
mesures envisagées qui risquent d’aggraver l’exclusion.
Parmi ces mesures sont repérées : des reculs préoccupants
en matière de CMU et d’Aide Médicale Etat, un
projet qui stigmatise des catégories de populations (la loi
de sécurité intérieure), la réforme de
demandeurs d’asile, les crédits en baisse concernant
le logement des plus pauvres et des interrogations sur le budget 2003.
S’agissant du projet de plan de renforcement de la lutte contre
les exclusions, ALERTE exprime ses réserves : « il s’agit
davantage d’un plan d’action sociale de type humanitaire,
plus de que d’un plan d’intégration des personnes…
les associations sont très déçues de ce projet
en l’état, elles demandent qu’il soit transformé
en un plan complet, chiffré et plus ambitieux, qui s’attaque
véritablement aux racines de l’exclusion par des mesures
massives. L’opportunité en est ouverte au gouvernement,
puisqu’il doit remettre à la Commission européenne
un plan d’action national pour l’inclusion. Saura-t-il,
avec le parlement, accorder à la lutte contre la fracture sociale
la même priorité et les mêmes moyens qu’en
matière de lutte contre l’insécurité ».
5
février 2003
Marie-Thérèse JOIN-LAMBERT, ancienne présidente
de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion
sociale, est nommée par le Conseil d’administration de
l’UNIOPSS présidente de la commission « lutte contre
la pauvreté » de l’UNIOPSS, dite Collectif ALERTE.
12
février 2003
Bruno Grouès, animateur de la commission de lutte contre
la pauvreté et l’exclusion de l’UNIOPSS, est auditionné
comme porte-parole du collectif ALERTE par la section sociale du Conseil
Economique et Social dans le cadre de l’avis du C.E.S. sur la
lutte contre l’exclusion et la mise en œuvre de la loi
d’orientation de 1998 et dont le rapporteur est Didier ROBERT.
Seront présentés le rapport de bilan de la mise en œuvre
de la loi de 1998 et le rapport de propositions pour un nouveau plan
d’action contre l’exclusion que le collectif ALERTE a
élaboré et rendu public à l’occasion de
sa journée de mobilisation du 15 novembre 2002.
23 mai 2003
Réaction du collectif ALERTE au projet RMI/RMA.
23
octobre 2003
Nouvelle conférence de presse du collectif ALERTE qui s’inquiète
des mesures gouvernementales en préparation :
« ALERTE s’inquiète vivement et dénonce
avec force l’accumulation des mesures régressives qui
risquent de jeter dans la plus grande précarité les
plus fragiles d’entre nous…Dans le même temps, un
discours dangereux tente de nous faire croire que les victimes sont
coupables de paresse ou d’indolence et que l’accompagnement
social maintient les personnes aidées dans l’assistanat…
ALERTE proteste vigoureusement contre ces tendances et est témoin
chaque jour de la volonté des personnes en difficultés
de s’en sortir… Il demande au gouvernement que la lutte
contre l’exclusion, garante de la cohésion sociale dans
notre pays, redevienne une priorité nationale et que cela se
traduise dans le budget 2004. »
ALERTE présente un certain nombre d’inquiétudes
:
- des reculs sur l’emploi,
- des reculs sur le logement dans une situation de crise aigüe,
- des reculs sur la santé,
- la réforme du RMI - création du RMA : ce projet de
loi ne doit pas être adopté en l’état.
15 décembre 2003
Une délégation du collectif ALERTE a été
reçue longuement par le Premier Ministre,
Jean-Pierre RAFFARIN. En effet ALERTE avait demandé audience
au Premier Ministre pour exprimer les fortes préoccupations
des associations de solidarité quant aux dispositifs publics
touchant les personnes défavorisées.
Le Premier Ministre a proposé que soit désormais organisée
avec ALERTE une conférence annuelle de la lutte contre l’exclusion,
en liaison étroite avec le Conseil National des politiques
de Lutte contre l’Exclusion (CNLE) et comportant un calendrier
de travail pour chaque ministère ; cette initiative permettra
de préparer la réunion annuelle du Comité Interministériel
de lutte contre l’exclusion. Les associations ont accueilli
cette proposition avec satisfaction.
Les associations « ont souligné leur volonté que
la lutte contre les exclusions demeure une priorité de l’ensemble
des politiques publiques, conformément à l’article
premier de la loi d’orientation de 1998. Dans le cadre de la
décentralisation, il importe que l’Etat demeure le garant
de la solidarité nationale et de l’application des lois
qui la fondent ».
ALERTE a plaidé plusieurs dossiers : le droit aux soins, l’aide
médicale d’Etat, le droit au logement, le droit au travail,
le RMI-RMA, le projet de loi de finances pour 2004, la situation des
familles monoparentales.
2004
Avril,
mai, juin 2004
Groupes de travail préparatoires à la Conférence
Nationale. Les associations membres d’ALERTE participent aux
quatre groupes de travail (groupe « Etre acteurs de son projet
d’insertion », groupe « Accès aux droits
fondamentaux », groupe « Sans abri et territoires »,
groupe « Accès au logement pour les plus démunis
»).
22
juin 2004
A quelques jours de la Conférence Nationale de lutte contre
l’exclusion, des Assises du logement et de la publication du
plan de cohésion sociale, ALERTE tient une conférence
de presse rendant publiques les propositions prioritaires pour les
associations. A la veille de ces échéances importantes,
ALERTE tient à rappeler un certains nombre de « fondamentaux
» de la politique de lutte contre la pauvreté qui devraient
inspirer, à son sens, les annonces gouvernementales à
venir. En premier lieu, la lutte contre la pauvreté et l’exclusion
est indissociable d’une politique d’ensemble. En second
lieu, elle est une action de longue haleine qui exige une persévérance
dans la poursuite des objectifs et la disposition de moyens nécessaires.
«
Dans l’agenda gouvernemental, l’annonce du plan de cohésion
sociale précédera la conférence et comité
interministériel. Il eut été bien préférable
que le plan fasse suite à la conférence, afin de s’inspirer
de ces travaux. Car tout doit être fait pour éviter qu’il
y ait d’un côté une politique « spéciale
exclusions » et des droits au rabais pour les pauvres, et de
l’autre une politique de cohésion sociale : il doit y
avoir une seule et même politique de lutte contre les inégalités,
de solidarité et de cohésion sociale, indispensable
pour redonner force et confiance à notre pays ».
1er juillet 2004
Les associations membres du collectif ALERTE participent aux «
Assises nationales du Logement ».
6 juillet 2004
Les associations membres du collectif ALERTE participent à
la Conférence Nationale de Lutte contre l’exclusion et
pour l’insertion.Conseil
interministériel de lutte contre les exclusions.
Octobre/novembre 2004
Le collectif ALERTE est auditionné devant les rapporteurs
des assemblées dans le cadre de la préparation de la
loi de cohésion sociale de Jean-Louis Borloo.
2005
A
l’occasion des 10 ans d’ALERTE en 2005, les associations
ont eu la volonté de redynamiser le contenu du Pacte engagé
et signé en 1994. De juillet 2004 à mai 2005, ALERTE
s’est organisé pour rencontrer les organisations syndicales
et patronales afin d’entreprendre une démarche commune
devant aboutir à un appel conjoint entre ALERTE-UNIOPSS et
les partenaires sociaux.
26
mai 2005
Elles ont organisé une journée au Conseil Economique
et Social, en vue de développer leur coopération pour
lutter ensemble et préventivement contre l’exclusion.
10 ans après le Pacte, les associations ont pris conscience
que la lutte contre l’exclusion ne pouvait pas demeurer leur
seule affaire et qu’elles devaient se rencontrer régulièrement
avec les partenaires sociaux, dans l’esprit d’une nouvelle
étape dans la lutte contre les exclusions : « Nous nous
engageons à tout mettre en œuvre pour agir sur l’opinion
et sur les pouvoirs publics dans nos structures respectives, au niveau
national comme local, chacun à son niveau de responsabilité,
nous convenons d’un rendez-vous annuel.
C cet appel a été signé par ALERTE, le MEDEF,
la CGPME, la CGT, la CFDT, FO, la CFTC, la CGC et l’UNSA.
Les débats de la journée ont fait l’objet d’actes.
7
décembre 2005
Le collectif ALERTE national, avec des syndicats, les associations
de locataires et l’Union sociale pour l’habitat, lance
un « Appel solennel pour une politique du logement à
hauteur de la crise ».
ALERTE et ses partenaires y écrivent notamment :
« Les incendies dramatiques qui se sont succédés
cet été à Paris illustrent une nouvelle fois
le scandale des conditions de logement des plus démunis. Non,
ces « accidents » ne sont pas des fatalités! Ces
situations sont connues depuis des années par les autorités
compétentes. Elles ont été signalées à
maintes reprises, mais gérées sans volonté politique.
Les expulsions sans relogement décent, immédiat et durable
ne sont pas acceptables.
C’est à une véritable crise du logement économiquement
accessible que nous sommes confrontés. Il manque aujourd’hui
900 000 logements dans le pays pour répondre aux besoins. Ce
déficit s’est creusé au cours des vingt dernières
années du fait notamment d’une mauvaise appréciation
des besoins par les différents gouvernements qui se sont succédés
et d’un désengagement de l’Etat. C’est essentiellement
en résorbant ce déficit que l’on évitera
les drames à répétition qui touchent les plus
démunis confinés dans les taudis des grandes villes.
Il est également urgent de prendre la mesure des conséquences
de la dégradation d’une part importante du parc de logements.
Entre 400 000 et 600 000 logements insalubres sont dénombrés
en France, présentant des risques sanitaires pour un million
d’occupants. La relance du plan national de lutte contre l’habitat
indigne et le renforcement des moyens d’action sont indispensables
pour redonner des conditions d’habitat décentes aux ménages
défavorisés. »
Les signataires demandent aux Pouvoirs publics de :
- préserver le système des aides au logement et de renforcer
leur efficacité sociale
- garantir la production d’une offre de logements décents
avec des loyers économiquement accessibles à tous ;
- renforcer la lutte contre l’habitat indigne
- mettre en place une garantie des risque locatifs
- adopter une loi qui garantisse un droit au logement opposable.
Notre société à tendance à gérer
l’exclusion au lieu de travailler sans relâche à
l’éradiquer et à la prévenir. Il faut faire
cesser les situations dégradantes qui engendrent la dépendance
à certaines formes d’aide alimentaires, à l’hôtel
ou à l’hébergement précaire ou insalubre,
à toutes formes d’assistanat humiliant et indigne. Il
faut agir sur les racines de la misère et des inégalités
dans tous les domaines : niveau des ressources, emploi, logement,
santé, éducation et formation, justice…, et surtout
avoir comme objectif de société un « vivre ensemble
» qui passe par l’égalité républicaine
et l’accès effectif de tous aux droits de tous. Pour
cela, l’Etat doit rester le garant de l’accès de
tous aux droits fondamentaux. »
2006
11
janvier 2006
Communiqué de presse : ALERTE dénonce les sanctions
qui sont liées au contrat de responsabilité parentale
dans le projet de loi « pour l’égalité des
chances » : amende, mise sous tutelle des prestations familiales,
suspension des allocations familiales lorsque le contrat n’est
pas signé ou pas respecté.
ALERTE écrit notamment :
« Ces sanctions posent un sérieux problème social
et éthique : les parents des enfants déscolarisés
sont le plus souvent des familles qui connaissent de graves difficultés
financières et sociales (chômage, précarités).
Peut-on décemment responsabiliser par l’argent des familles
qui n’ont rien ou quasiment rien pour vivre sans ces allocations
?
Ces sanctions apparaissent d’autre part comme un contresens
par rapport à la crise que viennent de vivre les banlieues.
Le rapport des Renseignements Généraux l’a montré
: ce qui a généré la révolte des jeunes
dans les banlieues, qui couve encore, c’est « leur condition
d’exclus de la société française ».
Croit-on pouvoir les réintégrer en les sanctionnant
?
« Tout s’est passé comme si la confiance avait
été perdue » disent les Renseignements Généraux.
Pense-t-on vraiment rétablir la confiance en sanctionnant des
familles défavorisées de ces quartiers ?
Si les rancoeurs s’accumulent, le contresens risque d’être
lourd de conséquences. »
31 janvier
2006
Réunion des Présidents
L’ensemble des Présidents des associations et fédérations
membres du collectif ALERTE national s’est réuni ce 31
janvier pour parachever la refondation d’ ALERTE, 10 ans après
le Pacte fondateur.
Le débat a permis de valider les deux nouvelles orientations
stratégiques d’ALERTE :
- ouverture à un travail avec les Partenaires sociaux, pour
essayer de peser davantage sur les causes de l’exclusion ;
- volonté de travailler pour une plus grande participation
des personnes démunies aux décisions qui les concernent.
Tous les Présidents
ont signé les quatre textes de refondation:
- l’appel final de la journée ALERTE - Partenaires sociaux
du 26 mai 2005
- la charte de fonctionnement du collectif ALERTE national
- les principes directeurs pour le fonctionnement des collectifs ALERTE
locaux
- les conditions d’utilisation de la marque ALERTE.
Gilbert LAGOUANELLE,
vice-président de l’UNIOPSS, est nommé par le
Conseil d’administration Président de la Commission «
lutte contre la pauvreté » de l’UNIOPSS, dite Collectif
ALERTE.
21 mars 2006
Rencontre ALERTE national - Collectifs locaux
Pour la première fois s’est tenue une réunion
regroupant le collectif ALERTE national avec des représentants
de tous les collectifs régionaux ou départementaux.
Il a été rendu compte d’une enquête sur
le fonctionnement des collectifs locaux. Le débat a également
permis aux collectifs locaux de s’approprier les nouvelles orientations
stratégiques d’ALERTE.
2 mai 2006
Communiqué de presse, concernant le projet de loi relatif à
l’immigration et à l’intégration. ALERTE
estime que ce projet porte atteinte aux droits fondamentaux des personnes
:
« Ce projet a pour objet principal de remplacer une «
immigration subie » par une « immigration choisie ».
En installant une conception utilitariste de l’immigration,
il favorise une sorte de « marchandisation » des personnes,
contraire à la dignité humaine. En restreignant le rapprochement
familial, il instaure une mesure discriminatoire, contraire aux droits
de l'Homme.
Les associations de solidarité demandent au nom de quoi la
France aurait le droit moral de choisir entre les personnes qui frappent
à sa porte en ne retenant que celles dont elle attend une valeur
ajoutée économique ? »
5 mai 2006
Le collectif ALERTE est reçu par le Premier Ministre, Dominique
de VILLEPIN, à sa demande, pour préparer les décisions
du Comité interministériel de lutte contre l’exclusion
(CILE).
23 mai 2006
Journée d’échanges ALERTE - Partenaires sociaux
Sur la base d’une intervention de Bernard GOMEL, chargé
de recherche CNRS au Centre d’étude de l’emploi,
la matinée a permis une réflexion sur le thème
: « Emploi ou activité des personnes en difficulté?
» : les contrats aidés sont-ils un support adapté
pour l’accès à l’emploi des personnes en
difficulté ? A quelles conditions ?
Cette matinée a donné lieu à des actes.
L’après-midi était consacré à rechercher
une plan de travail commun pour l’année à venir.
Il a été décidé de créer un groupe
de travail ALERTE - Partenaires sociaux, qui se réunirait quatre
fois en 2006-2007 sur le thème : « L’accès
des personnes en situation de précarité à un
emploi permettant de vivre dignement ».
2 juin
2006
Communiqué de presse suite aux décisions du Comité
interministériel (CILE):
« Parmi les mesures finalement annoncées, l'expérimentation
locale du droit au logement opposable apparaît particulièrement
importante et positive aux yeux d'Alerte. Cependant, la mesure ne
va pas aussi loin que les propositions faites par le collectif. Même
regret pour l'expérimentation du contrat unique d'insertion
qui aurait gagné à être élargi. Le collectif
regrette aussi que rien n'ait été fait pour améliorer
la CMU, ou pour y inclure l'aide médicale d'Etat.
Enfin, le collectif Alerte s'inquiète des contradictions constatées
dans les politiques publiques : est-il cohérent et efficace
de prendre des mesures sociales d'un côté, et de les
contredire de l'autre ? A titre d'exemple, le projet de loi sur l’immigration
va notamment mettre de nombreuses personnes à la rue, et les
députés sont tentés de rogner l’article
55 de la loi SRU. Des reculs que le collectif Alerte juge graves et
inacceptables. »
17 octobre 2006
Le Président d’ALERTE, Gilbert LAGOUANELLE, est intervenu
lors de la cérémonie de clôture de la journée
mondiale du refus de la misère, au Trocadéro. Il a tout
d’abord rappelé le Pacte.
« En mars 1995, le collectif ALERTE proposait au pays un Pacte
contre la pauvreté et l’exclusion. Ce soir, 17 octobre
2006, ce pacte est toujours d’actualité. ALERTE demandait
que la lutte contre la pauvreté et l’exclusion soit pour
tous une réelle priorité et que les droits fondamentaux
soient garantis à tous, sans exception.
ALERTE exigeait un « pacte contre l’exclusion qui :
- mobilise toutes les énergies et tous les moyens pour créer
l’échange et proposer aux personnes exclues une autre
issue que la dépendance. Car c’est nier l’autre
et l’exclure que de ne pas lui permettre de participer et de
donner,
- valorise la citoyenneté de chacun, et particulièrement
celle des pauvres et des plus démunis, en permettant un meilleur
partage des activités et richesses et en se fondant sur la
pleine application des lois qui organisent la solidarité et
l’accès aux droits fondamentaux,
- refuse les politiques sociales qui ne feraient que gérer
la survie des populations exclues et construire une société
d’assistés.
La mise en œuvre
de ce pacte contre l’exclusion suppose une responsabilisation
pleine et entière de chaque citoyen, qu’il soit ou non
en difficulté, des associations, des médias, des entreprises,
des salariés, des organisations patronales et syndicales, des
organismes sociaux, des collectivités territoriales, de l’Etat».
»
Il a conclu son
intervention par un appel aux candidats à la Présidence
de la République :
« Ce soir, de ce parvis des Droits de l’Homme, j’appelle
chaque candidat et candidate aux prochaines échéances
électorales – et donc d’abord et en premier le
futur élu ou la future élue à la présidence
de la République – à faire de ce pacte contre
la pauvreté et l’exclusion, un pacte National, mobilisant
et engageant l’ensemble des citoyens et des forces vives de
notre pays, à se battre et à combattre pour éradiquer
la pauvreté et l’exclusion. Il en va de la dignité
de toute et de chaque personne humaine dans notre pays et dans le
monde. »
14 décembre
2006
A l’invitation du Premier Ministre, le Président d’ALERTE,
Gilbert LAGOUANELLE, a participé à la Conférence
de Matignon sur l’emploi et les revenus.
2007
15
janvier 2007
Communiqué de presse sur le droit au logement opposable :
« L’avant- projet de loi instaurant un droit au logement
opposable est une avancée de première importance qu’
ALERTE réclamait avec le Haut Comité pour le logement
des personnes défavorisées depuis 2002. Il va plus loin
que les expérimentations locales proposées par le Premier
Ministre à ALERTE lors de leur rencontre du 5 mai 2006.
ALERTE demande au Parlement de voter les six grandes avancées
que contient ce projet de loi :
- l’inscription du droit au logement opposable dans une loi
- l’Etat garant du droit au logement
- un droit au logement pour tous (article 1)
- une juridiction de recours en référé
- un organe de suivi
- un calendrier de mise en oeuvre
Ce projet de loi, qui est une première étape, pose les
bases d’un droit fondamental. Une loi ultérieure devra
préciser ses modalités dès juillet 2007. ALERTE
demande solennellement à chaque candidat à l’élection
présidentielle de s’engager dans ce sens. Le collectif
va étudier avec soin les propositions de chaque candidat afin
d’éclairer l’opinion.
Dans le même temps, les associations appellent les collectivités
territoriales à s’organiser pour réaliser massivement
des programmes de logements sociaux et très sociaux, en priorité
dans les communes actuellement peu dotées. »
13 mars
2007
Opération ALERTE - La Croix et conférence de presse
:
ALERTE interpelle les candidats à l’élection présidentielle.
Le collectif a interpellé 8 candidats à l’élection
présidentielle sur leurs intentions en la matière :
« éradiquer la pauvreté sera-t-il un objectif
central de votre Quinquennat »? Les candidats ont répondu
à ALERTE dans le journal La Croix du 13 mars. Le même
jour, ALERTE tenait une conférence de presse pour réagir
aux réponses des candidats.
26 avril 2007
ALERTE publie une lettre ouverte aux candidats au deuxième
tour de l’élection présidentielle : La
lutte contre la pauvreté et l’exclusion: un objectif
central de votre Quinquennat ?
En tant que candidat
au second tour des élections présidentielles, le Collectif
ALERTE vous demande de vous engager clairement à ce que la
lutte contre la pauvreté et l’exclusion soit un objectif
central de votre action.
En 2000, la France
s’est engagée à Lisbonne à éradiquer
la pauvreté d’ici 2010. Il s’agit à présent
de tout faire pour remplir cet objectif, d’autant qu’en
2008 la présidence française de l’Union européenne
devra guider l’Europe.
Ainsi, ALERTE demande de :
1 / Faire
respecter les droits fondamentaux de chaque citoyen français
ou étranger présent sur notre territoire :
-
Un emploi
>>> simplifier les dispositifs visant au retour à
l’emploi des personnes les plus éloignées du marché
du travail ;
>>> garantir un droit égal pour tous à la formation,
l’accompagnement et le tutorat.
- Un logement
>>> faire adopter les modalités de mise en œuvre
du droit au logement opposable par le Parlement, dès le 2ème
semestre 2007.
- Des soins
de qualité
>>> fondre l’Aide Médicale d’Etat (AME)
dans la CMU ;
>>> fixer le seuil de la CMUC à la hauteur du seuil
de pauvreté.
- Le droit
de vivre en famille pour tous, y compris les étrangers et particulièrement
les couples mixtes.
2 / Reconnaître
le rôle dans l’élaboration des politiques publiques
tant des personnes défavorisées que des associations.
3 / Intégrer
en amont de toute politique une étude sur son impact en matière
de pauvreté et d’exclusion.
Le nouveau gouvernement
devra rendre compte chaque année devant l’opinion et
le Parlement des avancées de votre politique en la matière.
13 décembre
2007
ALERTE et les Partenaires sociaux contribuent au Grenelle de l’insertion
Pour la première
fois, ALERTE, collectif inter-associatif de lutte contre l’exclusion
animé par l’Uniopss, et des Partenaires sociaux -tant
syndicats de salariés qu’organisations d’employeurs-
publient un document commun qui est la synthèse d’un
an de concertation.
Ce texte «
Accès des personnes en situation de précarité
à un emploi permettant de vivre dignement » contient
une série de constats et recommandations partagés, notamment
sur les freins et les passerelles pour l’accès de tous
à l’emploi.
Il comporte à
la fois des engagements pour chacun des signataires et des demandes
à l’attention des décideurs publics et privés
pour faciliter l’accès de tous à l’emploi,
le recul de la pauvreté et de l’exclusion.
Ce document commun
constitue une contribution des organisations qui le soutiennent dans
le processus engagé par le Grenelle de l’insertion. Il
participe de la réflexion menée dans les négociations
collectives en cours. Ce texte s’inscrit dans l’objectif
de réduction de la pauvreté et vise à favoriser
l’accès de tous aux droits de tous.
2008
14
janvier 2008
ALERTE communique sur les franchises médicales et la CMU :
Urgence
sur l’accès aux soins des plus démunis !
Alors que les
franchises entrent en vigueur en ce début 2008 et qu’une
loi est annoncée pour l’été sur l’accès
aux soins, l’Uniopss souhaite rappeler l’importance de
l’accès aux soins des plus démunis et l’urgence
de prendre des mesures en ce sens sous peine de voir reculer encore
davantage l’accès aux soins et l’état de
santé de certains de nos concitoyens.
Force est de constater
que le dispositif des franchises est entré en vigueur contre
l’avis de nos organisations et des représentants d’usagers.
Outre la rupture du principe de solidarité - ce sont les seuls
malades qui payent pour les malades -, c'est un nouveau frein à
l’accès aux soins qui est ainsi instauré pour
les 2 millions de personnes vivant pourtant sous le seuil de pauvreté
qui auront à payer ces franchises.
Sur les 7 millions de personnes vivant en France sous le seuil de
pauvreté (817€ de ressources par mois), 2 millions d’entre
elles seront frappées de plein fouet par les franchises. Ne
sont en effet exonérées des franchises médicales
que les personnes à la couverture maladie universelle complémentaire.
Celles dont les ressources se situent juste au dessus du seuil de
la CMUC (606€ par mois), notamment les personnes titulaires de
l’Allocation pour adultes handicapés et le l’Allocation
de solidarité aux personnes âgées, auront à
payer les franchises médicales rendant encore plus difficile
leur accès aux soins.
Il est urgent
de porter le plafond de la CMUC au niveau du seuil de la pauvreté.
Au delà d’exonérer ainsi toutes les personnes
vivant au dessous du seuil de pauvreté des franchises, il s’agit
de leur permettre de bénéficier de la CMUC, seul dispositif
à ce jour à même de leur assurer un accès
aux soins effectif. L’aide à la complémentaire
santé, aide financière actuellement proposée
aux personnes juste au dessus du plafond de la CMUC (jusqu’à
727€ de ressources), comme tous les autres dispositifs qui se
sont succédés, n’a en effet jamais démontré
son efficacité car le montant restant à la charge des
personnes est trop élevé pour leurs ressources (352€
en moyenne).
Porter le plafond
de CMUC au niveau du seuil de pauvreté est une mesure de justice
sociale qui n’a pas vocation à se substituer à
la réflexion globale annoncée sur la refonte, pour la
population dans son ensemble, du « reste à charge »,
qui sert actuellement de variable d'ajustement du financement de la
sécurité sociale au détriment des personnes les
plus fragiles.
1er juillet
2008
ALERTE attire l’attention sur les ressources des pauvres :
Revenus des pauvres : l’écart se creuse !
Face à
la montée de l’inflation, face à l’augmentation
des prix des denrées de base et du carburant, le SMIC a été
revalorisé, conformément- à la loi, au premier
juillet 2008. L’UNEDIC, quant à elle, va revaloriser
les indemnités de chômage. Ce n’est que justice.
Mais pourquoi
cette justice ne concerne-t-elle pas les 3 500 000 personnes qui n’ont
que les minima sociaux pour vivre ? Rien n’a été
annoncé pour ces derniers, notamment le RMI qui servira de
base au RSA, l’API, l’ASS…, hormis la revalorisation
de l’AAH et du minimum vieillesse de 5%.
L’Observatoire
national de la pauvreté et de l’exclusion sociale (ONPES)
a rappelé dans son rapport de 2007 que l'écart entre
le salaire minimum et les principaux minima sociaux n'a cessé
de se creuser depuis 20 ans. (Aujourd’hui une personne seule,
bénéficiaire du RMI ne touche plus que 44,3 % du SMIC).
Il a souligné également que l’intensité
de la pauvreté s’accroît pour ceux qui la vivent.
Les présidents
des associations du collectif Alerte, réunis ce premier juillet
2008, demandent au Gouvernement une revalorisation immédiate
des minima sociaux, d’un montant au moins égal à
la revalorisation du SMIC.
22 septembre
2008
ALERTE donne son avis sur le RSA :
RSA, on ne réussira que par une mobilisation massive pour l’emploi
Le RSA représente
incontestablement un espoir pour les travailleurs pauvres puisqu’il
devrait améliorer leurs moyens d’existence. ALERTE s’en
réjouit. Il faudra néanmoins veiller à ce que
cela ne pousse pas les employeurs à multiplier les emplois
précaires ou à temps très partiel, au détriment
d'emplois véritablement consolidés et assurant un niveau
de revenu permettant de vivre dignement. L’Etat doit engager
les partenaires sociaux à des négociations de branches
sur cette question.
Par ailleurs la
situation de l’emploi ou des difficultés personnelles
empêchent toujours des centaines de milliers de nos concitoyens
d’accéder à un emploi. Ils ne doivent pas être
oubliés ni stigmatisés et le caractère inconditionnel
du revenu minimal doit être préservé. Pour tous
ceux là, qui sont très nombreux, le RSA ne changera
rien s’il n’est pas un instrument d’une mobilisation
radicale et concertée pour l’emploi de tous. Les associations
défendront la dignité de ces personnes et leur droit
à des ressources suffisantes: le RSA devra être revalorisé
davantage que le RMI, qui a perdu beaucoup de son pouvoir d’achat
par rapport au SMIC.
ALERTE demande
que les jeunes de moins de 25 ans qui travaillent puissent bénéficier
du RSA, et que les autres se voient proposer un contrat d’aide
à l’insertion assorti de ressources suffisantes.
Le RSA est certes
une bonne mesure mais il ne peut être à lui seul toute
la politique de lutte contre la pauvreté.
ALERTE attire l’attention de l’opinion publique sur l’importance
capitale de l’accompagnement des personnes, quelle que soit
leur situation. Un meilleur soutien financier ne permettra pas, à
lui seul, l’accès à l’emploi. Le Service
Public de l’Emploi et les départements doivent garantir
à tous un soutien de qualité, ce qui nécessitera
des moyens supplémentaires. Par ailleurs, cet accompagnement
doit être défini avec chaque bénéficiaire
dans une confiance et par un contrat qui ne peut se faire dans la
suspicion de fraude et de méfiance vis à vis des chômeurs.
ALERTE regrette qu’on n’ait pas fait sérieusement
l’évaluation des expérimentations en cours pour
définir le rôle et le positionnement du « référent
unique » qui sera en charge de cet accompagnement.
Le retour à
l’emploi passe souvent par des contrats aidés. ALERTE
marque sa vive inquiétude devant la diminution annoncée
de 14% du budget de la mission "Travail et emploi" dans
l’avant- projet de loi de finances 2009-2011.
La lutte contre
la pauvreté et l’exclusion est une responsabilité
de toute la société. Elle doit se manifester par une
solidarité partagée par tous. ALERTE considère
que le financement du RSA doit être placé hors bouclier
fiscal. L’opinion publique y est prête. Ce sera un signe
fort de l’engagement de tout le pays.
28 novembre
2008
ALERTE donne une conférence de presse pour attirer l’attention
sur les premiers effets de la crise sur les pauvres :
« Dans le contexte de la crise économique, quels risques
pour les plus fragiles et quelles responsabilités individuelles
et collectives ? ».
2009
16
février 2009
ALERTE demande un plan de relance SOCIALE
A la veille du sommet social entre le Gouvernement et les partenaires
sociaux, le collectif ALERTE, qui regroupe 37 associations nationales
de lutte contre la pauvreté, interpelle les négociateurs
: « décidez un plan de relance sociale ».
La crise, d’abord
financière, puis économique, est devenue sociale. Chômage,
pauvreté, exclusion sont repartis à la hausse. Les signaux
captés par les associations de solidarité sont nets,
la crise fragilise encore plus les plus vulnérables . Dans
ce contexte, un fort débat s’est tenu pour savoir s’il
convenait, dans une telle conjoncture, d’opérer une relance
par l’investissement ou/et par la consommation.
Les risques économiques d’une relance générale
par la consommation sont infiniment moindres, voire inexistants, si
une partie de l’effort de la puissance publique se concentre
en direction des plus faibles. Ainsi, il est temps :
• d’accélérer la revalorisation des minima
sociaux et notamment du montant forfaitaire du RSA et de l’Allocation
spéciale de solidarité (ASS),
• de ne pas réduire mais d’augmenter les durées
d’indemnisation des demandeurs d’emploi,
• de favoriser l’accès des demandeurs d’emploi
aux dispositifs de formation,
• d’investir fortement dans l’accompagnement social
et professionnel,
• de donner les moyens aux associations de solidarité
d’accueillir des personnes en « contrats aidés
»,
• de porter le plafond de ressources de la CMUC à la
hauteur du seuil de pauvreté,
• de rendre possible la production massive de logements très
sociaux (financés par PLAI ) …
Les plus pauvres
et les plus exclus ne doivent pas être les oubliés des
négociations entre pouvoirs publics et partenaires sociaux.
Il est aujourd’hui nécessaire d’agir pour que ne
soient pas abandonnés tant ceux qui vivent depuis longtemps
dans la précarité que les victimes à venir de
la crise. La solidarité ne se divise pas, elle ne choisit pas
entre ceux qui valent la peine d’être aidés et
les autres. La solidarité en temps de crise nécessite
un « plan de relance sociale. »
20 février
2009
ALERTE demande un accueil inconditionnel effectif dans les centres
d’hébergement d’urgence :
Pour un accueil inconditionnel effectif dans les centres d’hébergement
d’urgence
Alors que le Président
de la République avait déclaré dans son discours
devant le Conseil Économique et Social le 17 octobre 2007 être
favorable à l’accueil inconditionnel en centre d’hébergement
d’urgence, principe reconnu par la loi sur le Droit au Logement
Opposable, ALERTE trouve particulièrement incompréhensible
la perquisition qui a eu lieu dans la communauté Emmaüs
de Marseille le 17 février dernier à l’encontre
d’usagers parce qu’ils n’avaient pas de papiers.
Le principe d’accueil
inconditionnel implique que les centres d’hébergement
d’urgence doivent pouvoir accueillir toute personne en détresse
quelle que soit sa situation administrative sans avoir à demander
ses papiers. Les interpellations ou perquisitions à l’intérieur
des centres jouent un rôle dissuasif aussi bien pour les personnes
elles-mêmes que pour les centres et remettent à l’évidence
en cause ce principe. Elles conduisent ces personnes à ne pas
solliciter les centres, à vivre dehors ou dans des squats,
dans des conditions qui mettent en péril leur sécurité.
De telles perquisitions
ou des interventions analogues sont de nature à accroitre la
marginalisation de ces personnes en difficultés et à
mettre en danger la cohésion sociale. ALERTE demande que soit
respecté l’accueil inconditionnel dans les centres d’hébergement
d’urgence.
27 mai
2009
ALERTE donne une deuxième conférence de presse pour
alerter l’opinion sur les effets de la crise sur les pauvres.
17
octobre 2009
A l’occasion de la journée mondiale du refus de la misère,
ALERTE a lancé avec les Partenaires sociaux un appel à
une véritable mobilisation citoyenne contre la pauvreté
et le chômage.
« Les plus
pauvres et leurs familles sont les premiers et les plus durement frappés
par la crise. Il faut leur apporter une attention prioritaire pour
qu’ils ne soient pas les oubliés dans ce contexte.
Nous appelons, à l’occasion du 17 octobre, journée
mondiale du refus de la misère, à une véritable
mobilisation citoyenne contre la pauvreté et le chômage.
C’est l’affaire de tous et de chacun : dans son voisinage,
son entreprise, sa famille.
C’est l’affaire de tous les acteurs du champ social, économique
et politique.
Nous, représentants
de la société civile, associations de solidarité,
de l’économie sociale et solidaire, et de défense
des droits, syndicats de salariés, organisations d’employeurs,
déclarons solennellement être mobilisés ensemble
contre l’exclusion.
Nous réaffirmons notre attachement au principe d’égalité
à l’accès et à l’effectivité
des droits de tous pour tous. C’est pourquoi des dispositions
particulières doivent être mises en œuvre en direction
des plus pauvres.
Ensemble nous sommes particulièrement attentifs à ce
que :
- les dispositifs d’accompagnement vers l’emploi intègrent
les dimensions sociales et professionnelles et soient adaptés
aux situations spécifiques de chaque personne éloignée
du « marché du travail »,
- l’accès à la formation professionnelle tout
au long de la vie pour chaque travailleur soit prioritaire pour les
personnes privées d’emploi, les moins qualifiées,
- le RSA ne participe pas à la stigmatisation des bénéficiaires
avec ou sans emploi,
- les pactes territoriaux d’insertion issus de la loi généralisant
le RSA se mettent en place sur les territoires en associant nos organisations
respectives ainsi que des allocataires.
Depuis quatre
ans, nous nous retrouvons régulièrement en formation
Collectif inter associatif ALERTE contre l’exclusion et Partenaires
sociaux. Nous travaillons à une compréhension partagée
de la lutte contre la pauvreté et l’exclusion, et à
la construction de propositions et de solutions communes. Nous estimons
aujourd’hui plus que jamais utile de poursuivre le travail engagé.
Nous voulons affirmer devant l’opinion publique notre conviction
commune : la lutte contre la pauvreté et l’exclusion
doit être portée par tous. Elle ne doit pas choisir entre
les pauvres et les moins pauvres, les inclus et les plus en difficulté.
C’est avec cette conviction que nous voulons adresser un message
de soutien aux personnes aujourd’hui atteintes par la crise
et à celles qui subissent la misère depuis trop longtemps.
»
2010
14
avril 2010
ALERTE organise une conférence de presse pour attirer l’attention
de l’opinion publique sur la paupérisation des personnes
âgées.
« A rebours des idées
reçues, la situation socio-économique des personnes
âgées ne s’améliore plus.
Contrairement à la deuxième moitié des années
90, depuis 2000 les minima ne sont plus suffisants pour sortir les
personnes âgées de la pauvreté. Et leur pauvreté
risque de s’aggraver sous l’effet de la crise économique
et en fonction des choix qui seront retenus par la future réforme
des retraites.
Les associations membres d’ALERTE le constatent au quotidien
sur le terrain : précarisation des personnes âgées
de plus en plus nombreuses à se retrouver à la rue,
problèmes d’insolvabilité (de la personne âgée
et de sa famille) pour financer les coûts liés à
l’hébergement en maison de retraite ou aux soins de santé,
isolement de ces personnes lié à la complexité
de l’accès à une prise en charge (en institution
ou à domicile). »
27 septembre
2010
Communiqué de presse ALERTE demandant aux parlementaires de
ne pas voter le projet de loi CESEDA (Code de l’entrée
et du séjour des étrangers et demandeurs d’asile)
durcissant le droit des étrangers.
« C’est
la cinquième fois en sept ans que la loi régissant la
politique de l’immigration et de l'asile va connaître
des changements. C’est la cinquième fois que le CESEDA,
le code de l’entrée et du séjour des étrangers
et du droit d’asile, va être encore durci pour toutes
celles et pour tous ceux qui, pour des raisons et sur des statuts
divers, sont des étrangers venus en France, dans la confiance
qu’ils y trouveraient asile, refuge, sûreté ou
survie.
C’est toujours dans le même sens que les changements se
produisent : toujours plus de contrôle, toujours plus de rigueur,
toujours plus de formalités pour les migrants les plus précaires.
Et ces dernières semaines, avant même le débat
parlementaire, la situation des étrangers dans notre pays s’est
fortement aggravée avec une accélération dans
la stigmatisation, la discrimination et la répression !
Le projet de loi
contient un ensemble de dispositions qui provoqueront une grave réduction
des droits pour une majorité d’étrangers. Il s’inscrit
dans une logique qui privilégie une prétendue sécurité
aux dépens de la dignité des personnes. En cinq actes,
leur sort sera réglé :
- une durée
de rétention augmentée jusqu’à 45 jours
;
- une interdiction
de retour de 2 à 5 ans, c’est-à-dire une peine
de bannissement ;
- des conditions
de travail du juge des libertés et de la détention
limitées ;un accueil-hébergement en urgence qui n’est
plus considéré comme inconditionnel et qui perd son
caractère de droit fondamental.
- Une remise
en cause grave de la protection des étrangers malades par
l’amendement de Thierry Mariani (CL 381) tel que validé
par la Commission des Lois le 15 septembre.
Les associations, regroupées
dans le collectif ALERTE ne peuvent accepter le développement
de cette politique qui, au contraire de la simplification annoncée,
complexifie le droit des étrangers, rend encore plus opaques
les voies de recours et trop risquées les demandes de régularisation
en plus d'aggraver leurs conditions de vie. Elles continueront à
assurer aide, soutien et solidarité en direction des plus démunis,
des plus pauvres, des déracinés, des exilés,
des affamés, des maltraités, malgré le délit
de solidarité qui continuera à dissuader leurs actions.
Elles demandent aux parlementaires de prendre toute la mesure du caractère
néfaste de cette politique et de refuser d’y prendre
part. »
2011
10
février 2011
Le collectif ALERTE a décidé lors de sa refondation en 2005 d’adopter un axe
stratégique de rapprochement entre les associations de solidarité et les
partenaires sociaux, afin d’essayer d’agir plus en amont, sur les causes de
l’exclusion, à l’intérieur du système économique lui-même. C’est ainsi que
fonctionne depuis 2005 un groupe ALERTE-partenaires sociaux.
Le travail commun effectué en 2009 et 2010 sur l’accompagnement a conduit à
la publication d’un guide en février 2011, cosigné par toutes les organisations
patronales, toutes les organisations syndicales sauf FO et les 35 associations du
collectif ALERTE animé par l’Uniopss.
Cet ouvrage, intitulé « Vers l’emploi mais pas tout seul », a été tiré en 500
exemplaires papier, très vite épuisé, et mis en ligne gratuitement sur les sites
de tous les signataires, sous la forme d’un « e-book », un livre électronique.
L’Uniopss remercie particulièrement la CFDT qui a coordonné ce travail.
C’est la première fois qu’une vision commune de l’accompagnement est
formalisée entre les patrons, les syndicats et les associations de solidarité.
Cette vision commune a été présentée et débattue lors d’un colloque organisé
par le groupe ALERTE-Partenaires sociaux le 10 février 2011 au Conseil
Economique, Social et Environnemental à Paris. Plus de 250 personnes y ont
participé.
10
mai 2011
« Le collectif
ALERTE proteste contre les propos inattendus et surprenants tenus
dimanche 8 mai 2011 par Laurent Wauquiez. Selon lui, les « dérives
de l’assistanat » seraient « le cancer de la société
française ». C’est laisser entendre, une nouvelle
fois, que notre système de protection sociale profiterait à
des paresseux et des fraudeurs. Les associations de solidarité
veulent témoigner que l’immense majorité des personnes
défavorisées et des chômeurs veulent travailler
et se donnent beaucoup de mal pour s’en sortir. Ils utilisent
d’ailleurs toutes les solutions qu’on veut bien mettre
à leur disposition pour sortir de la spirale du chômage
et de l’exclusion (notamment les dispositifs de l’Insertion
par l’activité économique). Laurent Wauquiez,
eu égard à sa responsabilité ministérielle
précédente, devrait pourtant connaître mieux que
quiconque les difficultés et les efforts d’accès
à l’emploi des plus pauvres et des plus démunis.
Ces paroles sont
d’autant plus graves que dans la campagne électorale
qui s’ouvre, il serait catastrophique d’opposer les catégories
de population les unes aux autres : ceux qui travaillent contre ceux
qui ne travaillent pas ; les classes moyennes contre les pauvres ;
les Français contre les étrangers. C’est notre
pacte républicain qui est en cause.
Le cancer de notre
société n’est pas l’assistanat mais le chômage.
Le RSA comporte des droits et devoirs en matière d’insertion.
Ce n’est pas de l’assistanat. Attention aux solutions
simplistes ou démagogiques :
- Ce n’est pas de travail obligatoire dont ces personnes ont
besoin mais d’un emploi.
- Le plafonnement des minima sociaux proposé par Laurent Wauquiez
aboutirait à une paupérisation de la société
française. Il s’agirait en somme, pour les plus défavorisés,
de « travailler plus pour gagner moins ». Le RSA est bien
en dessous du SMIC (43%) ; même en ajoutant les aides au logement
ou les allocations familiales, on reste en deçà. Dire
que le RSA plus les droits associés donnent une rémunération
supérieure au SMIC est une contre-vérité grave.
- Faut-il réduire encore le droit à la protection sociale
des étrangers, alors qu’ils n’ont déjà
accès au RSA qu’au bout de 5 ans ? S’ils devaient
se trouver sans aucune protection sociale pendant 5 ans, comme le
propose Laurent Wauquiez, ils seraient en grand danger.
Le collectif ALERTE
juge inacceptable que Laurent Wauquiez jette l’anathème
sur les plus pauvres, les plus vulnérables. Cela ne saurait
tenir lieu de politique sociale responsable. Il est choquant de vouloir
aggraver les conditions d’existence de ceux qui, dans notre
société, n’ont déjà presque plus
rien.
ALERTE restera
très vigilant sur les suites qui seront données aux
intentions de Laurent Wauquiez. »
1er décembre
ALERTE a dénoncé par un communiqué les dangers d’une
proposition de loi du député Léonard qui aurait pour conséquence
pratique d’interdire aux personnes pauvres de vivre en camping à
l’année. Après trois mois, elles pourraient être expulsées. Le député
explique cette proposition par la crainte que ne se constituent dans les
campings des taudis et des bidonvilles. Il préfère donc jeter dehors
ceux qui n’ont qu’une tente pour se loger. Les associations regroupées
par l’Uniopss ont estimé cette proposition de loi adoptée par
l’Assemblée nationale en première lecture inacceptable, inhumaine et
très dangereuse. Ce communiqué de presse ALERTE a connu un grand
retentissement dans les médias, aussi bien sur plusieurs chaines de
télévision que sur plusieurs radios et dans de nombreux journaux. Devant
la pression, le député Léonard a fini par retirer les dispositions
contestées de sa proposition de loi. Si elle devait poursuivre son
parcours parlementaire après les élections présidentielles et
législatives, ce serait donc désormais sans ces dispositions très
graves. L’Uniopss se réjouit beaucoup de ce succès des associations.
L’enjeu était important pour les plus pauvres.
22 décembre
ALERTE a communiqué dans la presse pour dénoncer la sous -
utilisation des crédits du fonds d’aide au relogement d’urgence alors
que la France compte 150 000 sans abris et 3,6 millions de mal logés, ce
qui marque un dysfonctionnement inadmissible de ce fonds sous la
tutelle du ministère de l’Intérieur.
ALERTE a également fortement critiqué ce que la ministre du budget,
Valérie Pécresse, a proposé aux députés pour dépenser les crédits de ce
fonds inutilisés : l’achat de gilets pare-balles pour les polices
municipales ! Heureusement la ministre a reculé devant l’opposition
farouche de deux députés, l’un de la majorité et l’autre de
l’opposition. Un tel débat à l’Assemblée nationale est inacceptable
quand on sait que le nombre d’expulsions a augmenté de 10% en 2011, que
plus de 27 000 demandeurs DALO reconnus prioritaires n’ont toujours pas
reçu de proposition de logement. Pour toutes ces personnes, un fonds de
relogement inutilisé est inacceptable.
2012
11 juin 2012
Le Chef de l’Etat organise les 9 et 10 juillet 2012 une Conférence
sociale à partir de sept tables rondes. Aucune n’est prévue sur le thème
de la lutte contre la pauvreté.
Les associations rappellent que lorsqu’il a reçu le collectif ALERTE
le 11 avril 2012, le candidat s’est engagé, à établir, dès son
élection, un Plan quinquennal interministériel de lutte contre la
pauvreté et l’exclusion. ALERTE, par un communiqué de presse, appelle
solennellement le Chef de l’Etat à tenir cette promesse.
13 juillet 2012
Le
Président de la République annonce officiellement que le Gouvernement
va organiser une Conférence nationale de lutte contre la pauvreté et
l’exclusion afin d’élaborer un plan quinquennal interministériel pour
l’inclusion.
ALERTE se réjouit de cette annonce qui correspond à la promesse que
lui avait faite François Hollande lors de son rendez-vous avec le
collectif le 11 avril 2012.
La Conférence nationale se déroulera les 10 et 11 décembre 2012. Elle
devrait être ouverte par le Chef de l’Etat et conclue par le Premier
ministre.
Après un Comité interministériel de lutte contre l’exclusion, le
Premier ministre arrêtera le contenu du plan qui devrait être dévoilé
par le Président de la République fin janvier 2013.
15 octobre 2012
ALERTE rend publiques ses propositions détaillées pour le
contenu du Plan quinquennal et notamment une liste de 10 mesures qu’il
estime incontournables pour faire reculer la pauvreté.
Ces propositions inter-associatives sont versées comme contribution
aux travaux préparatoires à la Conférence nationale.
11 décembre 2012
Au terme des deux journées de la conférence nationale de lutte contre
la pauvreté et pour l’inclusion sociale, le Premier Ministre a annoncé
les grandes lignes d’un plan quinquennal de lutte contre l’exclusion. Ce
plan, doté de 2 à 2,5 milliards d’euros en 5 ans, est la concrétisation
de la promesse faite par François Hollande au Collectif ALERTE pendant
la campagne des élections présidentielles.
Juste après le discours du Premier Ministre, ALERTE a tenu un point
presse pour faire part de ses réactions à chaud. Près de cinquante
médias étaient présents à ce point presse.
2013
15 janvier 2013
Les 37 associations nationales de lutte contre la pauvreté réunies dans le Collectif ALERTE animé par l’Uniopss ont adressé ce jour au Premier Ministre une lettre lui faisant part de leurs réactions sur la Conférence nationale de lutte contre la pauvreté des 10 et 11 décembre 2012 et de leurs demandes pour le contenu du Plan qui sortira du Comité Interministériel de Lutte contre l’Exclusion (CILE) qui se tiendra le 21 janvier 2013.
Elles ont demandé notamment que le plan quinquennal interministériel soit traduit dans une loi de programmation pluriannuelle.
Charte
du collectif national à télécharger
Listes
des associations membres du collectif ALERTE national
Amicale du Nid
Association des Collectifs Enfants Parents Professionnels (ACEPP)
Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie
(ANPAA)
Association Service Social Familial Migrants (ASSFAM)
Cimade
Comité Chrétien de Solidarité avec les Chômeurs
et Précaires (CCSC)
Comité National de Liaison des Associations du Réseau
d'Accompagnement des migrants (CLARA)
COORACE
Droits d’Urgence
Emmaüs France
Familles Rurales Fédération Nationale
Fédération des Associations pour la Promotion et
l'Insertion par le Logement (FAPIL)
Fédération Entraide Protestante
Fédération Habitat et Humanisme
Fédération nationale des associations d'accueil
et de réinsertion sociale (FNARS)
Fédération nationale des associations solidaires
d’action avec les Tsiganes et Gens du voyage (FNASAT-Gens
du voyage)
Fédération des PACT
Fédération Vacances et Familles
Fondation Abbé Pierre pour le logement des défavorisés
Fondation de l'Armée du Salut
Fonds Social Juif Unifié (FSJU)
France Terre d’Asile
Les petits frères des Pauvres
Ligue des droits de l’Homme
Médecins du Monde
Mouvement ATD Quart Monde
Secours Catholique
Société de Saint-Vincent-de-Paul
Solidarités Nouvelles face au Chômage (SNC)
Union Professionelle du Logement Accompagné (UNAFO)
Union nationale ADMR
Union nationale des associations familiales (UNAF)
Union nationale pour l'habitat des jeunes (UNAHJ)
Union Nationale Interfédérale des Œuvres et
Organismes privés Sanitaires et Sociaux (UNIOPSS)
haut
|
30
collectifs interassociatifs locaux présents dans 14 régions
|
|
|
Coordonnées
des collectifs
survolez
les régions pour obtenir leurs coordonnées
Basse
Normandie
Un collectif ALERTE régional
URIOPSS Basse Normandie
Pla ce de l'Europe
14200 Herouville Saint Clair
Tél. : 02 31 35 46 50 - Fax : 02 31 47 98 90
Contact :
Madame Véronique François
v.francois@uriopss-basse-normandie.asso.fr
Bourgogne
Deux collectifs ALERTE départementaux :
- Côte d'Or (21)
- Saône-et-Loire (71)
URIOPSS Bourgogne
4 rue Chancelier de l’Hospital
21000 DIJON
Tél. : 03 80 68 47 20 - Fax : 03 80 68 47 29
Contact :
Madame Catherine SERRE
c.serre@uriopss-bourgogne.asso.fr
Centre
Un collectif ALERTE régional
Six collectifs ALERTE départementaux :
- Cher (18)
- Eure et Loir (28)
- Indre (36)
- Indre et Loire (37)
- Loir et Cher (41)
- Loiret (45)
URIOPSS Centre
29 Boulevard Rocheplatte
B-P 35
45016 ORLEANS CEDEX 1
Tél : 02 38 62 34 39 - Fax : 02 38 81 29 72
Contact :
Madame Delphine DORLENCOURT
d.dorlencourt@uriopss-centre.asso.fr
Limousin
Trois collectifs ALERTE départementaux :
- Creuse (23)
- Corrèze (19)
- Haute Vienne (87)
UNIOPSS en LIMOUSIN
Le Capitole - 46, av. des Bénédictins
87000 LIMOGES
tel : 05 55 03 13 85
fax : 05 55 11 05 61
Contact :
Mme Corinne Chevrin
c.chevrin@uriopss-auvergne.asso.fr
tel : 04 73 19 63 40
fax : 04 73 19 63 49
Lorraine
Un collectif ALERTE régional
URIOPSS Lorraine
2 rue Joseph PirouxLa Malgrange
54140 JARVILLE
Tél : 03 83 59 32 69 - Fax : 03 83 59 32 70
Contacts :
Mme Sylvie Mathieu
s.mathieu@uriopss-lorraine.asso.fr
Nord-Pas
de Calais
Un collectif ALERTE régional
URIOPSS Nord Pas de Calais
l34 rue Patou
59000 LILLET
Tél : 03 20 12 83 43 - Fax : 03 20 12 83 69
Contact :
M Julien Andre
j.andre@uriopss-npdc.asso.fr
Provence-Alpes-Côte
d'Azur-Corse
Un collectif ALERTE régional
URIOPSS PACAC
54 rue Paradis
13286 MARSEILLE CEDEX 6
Tél : 04 96 11 02 20 - Fax : 04 96 11 02 39
Contact :
Madame Géraldine Meyer
g.meyer@uriopss-pacac.asso.fr
Pays
de Loire
Quatre collectifs ALERTE départementaux :
- Maine et Loire (49)
- Loire Atlantique (44)
- Sarthe (72)
- Mayenne (53)
URIOPSS
Pays de la Loire
BP 98501
44185 NANTES CEDEX 4
Tél : 02 51 84 50 10 - Fax : 02 51 84 50 11
Contact
:
Madame Camille CHAMOUX
c.chamoux@uriopss-pdl.asso.fr
Picardie
Un collectif ALERTE régional
URIOPSS
Picardie
15 rue Léon Blum
BP 319
80003 AMIENS
Tél : 03 22 71 74 74 - Fax :03 22 71 74 75
Contact
:
Mme Séverine Dupont-Darras
s.dupont@uriopss-picardie.asso.fr
Rhône-Alpes
Un collectif ALERTE régional
URIOPSS
Rhône Alpes
259 rue de Créqui
69422 LYON CEDEX 03
Tél : 04 72 84 78 10 - Fax :04 72 84 78 19
Contact
:
Mme Florence Descours
f.descours@uriopss-ra.asso.fr
Languedoc-Roussillon
Un collectif ALERTE régional
URIOPSS
Languedoc Roussillon
420 Allée Henri II de Montmorency - CS 19554
34961 Montpellier Cedex 2
Tél : 04 67 52 51 29 - Fax : 04 67 54 30 32
Contact
:
Mme Sylvie Chamvoux
s.chamvoux@uriopss-lr.asso.fr
Site
du collectif local : cliquez
ici
Haute-Normandie
Un collectif ALERTE régional
URIOPSS
Haute-Normandie
355 rue Victor Hugo
1 Parc Bertel – BP 70123
76303 SOTTEVILLE LES ROUEN CEDEX 76100 ROUEN
Tél : 02 35 62 01 20 - Fax : 02 35 62 01 35
Contact
:
Yoann PERSIL
y.persil@uriopss-hautenormandie.asso.fr
Champagne-Ardenne
Un collectif ALERTE régional
URIOPSS
Champagne Ardenne
48 rue du Barbâtre
51100 REIMS
Tél : 03 26 85 14 51- Fax : 03 26 49 06 71
Contact
:
Monsieur Jérôme BUISSON
j.buisson@uriopss-ca.asso.fr
Ile
de France
Un collectif ALERTE régional
URIOPSS Ile de France
Maison des solidarités
16 rue des Terres au Curé
75013 Paris
Tel: 01 44 93 27 07 - Fax: 01 44 93 27 10
Contact:
Site
internet:
http://alerte-idf.overblog.com
|
Documents
à télécharger :
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des collectifs locaux
- La liste
des collectifs locaux
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- Contacts presse -
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UNIOPSS
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Tél. 01 53 36 35 47 - Fax : 01 53 36 35 38
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Contacts
Coordinateur
du collectif Alerte national :
Bruno GROUES
Contact
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Uniopss - Collectif ALERTE
15 rue Albert - CS 21306 - 75214 Paris Cedex 13
Tél. 01 53 36 35 47 - Fax : 01 53 36 35 38
E-mail : bgroues@uniopss.asso.fr
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